Japon - Croissance des prêts bancaires à un plus bas d'un an

mardi 8 septembre 2009 07h54
 

TOKYO, 8 septembre (Reuters) - Les prêts des banques japonaises ont augmenté en août à leur rythme le plus faible depuis un an, les entreprises ayant moins besoin d'emprunter pour investir au vu de capacités de production déjà excédentaires.

Dans le même temps, la masse monétaire a enregistré au mois d'août sa plus forte progression en plus de neuf ans, ce qui semble indiquer que les vastes sommes d'argent circulant dans l'économie ne sont pas converties en nouveau prêts, les entreprises s'étant adaptées à une demande atone.

Le contraste entre les prêts bancaires et le niveau de masse monétaire montre les limites de la politique monétaire de la Banque du Japon, qui consiste en un niveau des taux d'intérêt proches de zéro et en un soutien aux prêts accordés aux entreprises via le rachat d'actifs auprès des banques.

"Cela fait un moment que certains pensent que la politique monétaire a trop tiré sur la corde au Japon. Cela prend du temps de réduiré l'écart négatif en matière d'offre, ce qui est l'une des préconditions pour la croissance des prêts", a estimé Naomi Hasegawa, spécialiste chez Mitsubishi UFJ Securities.

Des données publiées par le cabinet Tokyo Shoko Research montrent par ailleurs que le nombre de faillites d'entreprises a baissé de 1% en août au Japon par rapport à il y a un an, à 1.241 cas.

Si l'on prend en compte la dette cumulée des sociétés qui ont mis la clef, on arrive à un plus depuis le début de l'année, aucune entreprise cotée n'ayant fait faillite au cours du mois dernier.

Cette dette totale a chuté de 67,3% à 284,2 milliards de yens (2,13 milliards d'euros) en août.

Le cabinet Tokyo Shoko Research note toutefois qu'un nombre croissant de petites entreprises ont recours à une procédure de dépôt de bilan.

D'aprè le cabinet, cette évolution s'explique par le possible impact négatif du virus de la grippe H1N1 sur les ventes, la chute du prix des produits et un durcissement de l'accès à des financement.

(Mariko Katsumura et Stanley White, version française Benoit Van Overstraeten)