La corruption coûte jusqu'à $40 mds par an aux pays émergents
DOHA, 7 novembre (Reuters) - La corruption coûte entre 20 et 40 milliards de dollars par an aux pays en développement, a déclaré samedi la directrice générale de la Banque mondiale Ngozi Okonjo-Iweala.
La dirigeante nigériane a estimé qu'une "action concertée au niveau mondial" entre pays développés et émergents était nécessaire pour faire face à ce fléau et elle a exhorté les Etats à ratifier la Convention des Nations unies contre la corruption.
"On estime que 20 à 40 milliards de capitaux détournés quittent chaque année les pays en développement pour des pays développés", a déclaré Okonjo-Iweala à Reuters avant une conférence contre la corruption à Doha.
"De plus en plus, les marchés des pays émergents et les centres financiers abritent cet argent" détourné, a-t-elle ajouté.
La directrice générale de la Banque mondiale a salué la promesse des pays du G20, réunis ce week-end en Ecosse, de participer à la lutte contre les fuites de capitaux corrompus et de garantir leur retour dans les pays en développement.
"Maintenant, nous avons besoin d'actes", a-t-elle dit. "Les pays développés qui ont ce genre de capitaux doivent mettre en oeuvre la convention des Nations unies et renvoyer ces fonds. Les pays en développement doivent, eux, demander de l'aide aux pays développés."
(Tamara Walid, version française Clément Dossin)
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