SYNTHESE Le G20 divisé sur la taxe Tobin et le climat

samedi 7 novembre 2009 21h49
 

par Sumeet Desai et Anna Willard

ST ANDREWS, Ecosse, 7 novembre (Reuters) - Les pays du G20 réunis en Ecosse ont fait étalage samedi de leurs divisions sur la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique et sur un projet de taxe sur les transactions boursières pour financer d'éventuels plans de sauvetage des banques à l'avenir.

La Grande-Bretagne s'est ralliée au projet de taxe Tobin sur les transactions financières, du nom de l'économiste James Tobin, mais les Etats-Unis et le Canada s'y sont formellement opposés.

Dans leur déclaration finale, les ministres des Finances du G20, réunis pour la troisième fois cette année, sont convenus par ailleurs qu'il était trop tôt pour retirer les mesures de soutien à l'économie, jugeant que la reprise était toujours dépendante des fonds publics injectés après la crise financière de l'automne 2008.

"Nous ne sommes pas encore sortis du bois", a résumé le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, à la fin de la réunion, qui se tenait à Saint-Andrews, en Ecosse.

Les représentants du G20, qui rassemble les principaux pays industrialisés et en développement, se sont en outre engagés à adopter d'ici janvier un calendrier détaillé pour la mise en oeuvre d'un processus d'évaluation mutuelle de leurs économies afin de garantir une meilleur coordination de leurs politiques.

Depuis l'éclatement de la crise financière, les responsables politiques cherchent les moyens d'éviter à l'avenir d'avoir à renflouer les banques dans l'urgence en puisant dans l'argent des contribuables.

C'est dans ce cadre que l'idée de la taxe Tobin a resurgi. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a créé la surprise en appelant à une réflexion sur le sujet, lui qui était jusqu'à présent sur la défensive, soucieux de défendre les intérêts de la City.

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