Le débat sur la santé se prolonge à la Chambre des représentants

samedi 7 novembre 2009 10h00
 

par John Whitesides

WASHINGTON, 7 novembre (Reuters) - La Chambre américaine des représentants pourrait voter ce samedi sur la réforme du système de santé, mais les tractations qui se poursuivent en coulisse sont susceptibles de décaler ce calendrier.

Priorité sur l'agenda de Barack Obama en matière de politique intérieure, cette réforme serait sans précédent dans l'histoire du secteur de la santé depuis l'introduction, en 1965, du programme Medicare à destination des personnages âgées.

Mais le débat est âpre. Samedi matin, le président américain devrait se rendre une nouvelle fois au Capitole, où siègent les deux chambres du Congrès, pour rallier de nouveaux soutiens avant un vote dont les chefs de file de la majorité démocrate pensent qu'il sera serré.

Il faut 218 voix aux représentants démocrates pour faire valider leur propre version de la réforme. L'objectif est a priori aisé, le parti du président disposant de 258 élus à la Chambre des représentants. Mais la discipline de parti n'est pas toujours de mise chez les parlementaires américains, et plusieurs dizaines de démocrates modérés pourraient faire défaut.

Ils s'inquiètent notamment du coût de la réforme, estimée autour de 1.000 milliards de dollars, et de son impact potentiel sur les déficits budgétaires.

L'avortement est aussi au centre du débat qui agite les rangs démocrates. Vendredi soir, des discussions se sont déroulées jusque tard dans la nuit dans le bureau de la présidente démocrate de la chambre, Nancy Pelosi. En vain.

La dispute, qui pourrait reporter le vote, se joue sur le financement des interruptions volontaires de grossesse. Une quarantaine de démocrates modérés disent qu'ils rejetteront le projet de loi sauf si le texte précise que les subventions fédérales ne serviront pas au financement d'IVG.

A l'opposé, les démocrates favorables à la liberté de choix annoncent qu'ils ne toléreront pas que le projet de loi aille au-delà des règles actuelles limitant le financement fédéral de l'avortement.  Suite...