LEAD 1-L'Italie exclut de nouvelles coupes budgétaires en 2015

mardi 7 avril 2015 18h15
 

(Complété avec précisions, éléments de contexte)

ROME, 7 avril (Reuters) - Le gouvernement italien ne procèdera à aucune réduction supplémentaire des dépenses et à aucune augmentation d'impôt cette année, a promis mardi le président du Conseil, Matteo Renzi en présentant un document d'orientation qui prévoit de ramener le déficit de 2,6% du PIB cette année à 1,8% en 2016.

"Il n'y a ni coupes (budgétaires), ni augmentation des impôts", a-t-il dit à la presse au sortir d'un conseil des ministres qui a approuvé le Document économique et financier (Def) pour les trois prochaines années.

Le chef du gouvernement a confirmé l'objectif gouvernemental d'une croissance de 0,7% en 2015. Il prévoit ensuite une accélération à 1,4% en 2016, dans un contexte mondial plus favorable et grâce aux réformes lancées sous son mandat.

La chute des prix du pétrole et la politique monétaire expansive de la Banque centrale européenne, qui se traduit par des rendements obligataires bas et une dépréciation de l'euro, confortent les espoirs de l'Italie de renouer avec la croissance en 2015 après trois années de contraction.

Le gouvernement de Matteo Renzi compte aussi sur les premiers effets des réformes économiques déjà adoptées par le gouvernement, en premier lieu la réforme du marché du travail qui vise à encourager les embauches.

"L'économie mondiale se comporte mieux que ce qui était attendu il y a quelques mois. L'économie italienne se comporte mieux que ce qu'on croyait il y a quelques mois, tant à cause de facteurs extérieurs que grâce à ses propres mérites", a déclaré le ministre de l'Economie, Pier Carlo Padoan, lors de la même conférence de presse.

Il a précisé que le déficit budgétaire représenterait 2,6% du produit intérieur brut cette année avant de reculer à 1,8% en 2016 puis à 0,8% en 2017, l'équilibre étant prévu en 2018. Le ratio dette/PIB devrait pour sa part atteindre 132,5% en 2015 avant de revenir à 130,9% en 2016.

Matteo Renzi a par ailleurs noté que quelque 10 milliards d'euros de réductions de dépenses commenceraient à prendre effet l'an prochain. (James Mackenzie, Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)