6 avril 2015 / 18:43 / dans 2 ans

RPT-La banque centrale argentine maintient la pression sur Citibank

(Répétition titre)

BUENOS AIRES, 6 avril (Reuters) - Des inspecteurs de la banque centrale argentine ont pénétré lundi dans le siège social de Citibank Argentina, un nouvel épisode du bras de fer entre Buenos Aires et le groupe de fonds d‘investissement américains qui refuse d‘accepter une décote sur la dette publique.

Les autorités financières argentines affirment que Citibank Argentina a violé la législation de leur pays en concluant un accord avec ces “hedge funds”. Elles ont interdit la banque de toute opération sur les marchés de capitaux et considèrent que son directeur général ne peut plus représenter son employeur.

“Une inspection de Citibank Argentina aura lieu aujourd‘hui pour vérifier qu‘elle fonctionne”, a déclaré à Reuters un porte-parole de la banque centrale. La mission des inspecteurs consiste à vérifier les opérations réalisées par l‘établissement, et non d‘en prendre le contrôle, a-t-il précisé.

Quatre inspecteurs portant des badges de la banque centrale ont ensuite été aperçus entrant au siège de la banque à Buenos Aires.

Le conflit est lié aux procédures judiciaires en cours aux Etats-Unis qui opposent le gouvernement argentin et les fonds américains sur les modalités de paiement prévues par les restructurations de dettes de 2005 et 2010.

Le juge américain Thomas Griesa a décidé que les fonds plaignants devaient obtenir un remboursement intégral de leurs créances et il a interdit à l‘Etat argentin de poursuivre le paiement des intérêts de sa dette tant qu‘il n‘aurait pas conclu un accord avec ces fonds.

Mais la présidente Cristina Fernandez refuse d‘accorder à ces investisseurs, qu‘elle qualifie de “vautours”, des conditions de remboursement plus généreuses que celles prévues pour la plupart des investisseurs en 2005 et 2010.

L‘Argentine insiste donc pour que Citibank Argentina, qui se dit neutre dans le dossier, poursuive le paiement des intérêts.

Mais l‘établissement bancaire a conclu un accord avec les fonds américains pour ne pas faire appel d‘une décision de justice américaine qui interdit le paiement des intérêts si la banque est autorisée à procéder à deux versements exceptionnels afin de pouvoir sortir de son activité de conservation de titres en Argentine.

Le 1er avril, la banque centrale a annoncé que Gabriel Ribisich, le directeur général de Citibank Argentina, ne pouvait plus représenter son employeur car il avait “ignoré le cadre juridique argentin relatif à la restructuration de la dette souveraine”. La Fédération bancaire argentine a jugé cette révocation forcée illégale.

Citigroup, la maison mère de Citibank Argentina, n‘a pas répondu dans l‘immédiat à une demande de commentaire.

Citibank Argentina est la 12e banque du pays par les dépôts.

Hugh Bronstein, avec Walter Bianchi et Magali Cervantes, Marc Angrand pour le service français

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