Germanwings-Fin des recherches des corps dans les Alpes

samedi 4 avril 2015 15h04
 

MARSEILLE, 4 avril (Reuters) - Les opérations visant à retrouver les 150 victimes du crash de l'A320 de Germanwings, le 24 mars, ont pris fin, a-t-on appris samedi à la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, ce qui entretient le doute sur la possibilité de restituer l'ensemble des corps aux familles.

Le procureur de Marseille, Brice Robin, a déclaré cette semaine que 150 profils ADN avaient été isolés à partir des plus de 2.000 échantillons prélevés sur le site.

Mais il a aussi prévenu que rien n'assurait qu'il s'agisse des ADN des 150 victimes et précisé qu'il faudrait "trois à cinq semaines" pour procéder aux identifications par comparaison d'échantillons ante-mortem et post-mortem.

Dans le massif alpin où le copilote, Andreas Lubitz, a précipité délibérement l'appareil selon les conclusions tirées de l'étude des deux boîtes noires, la recherche des corps a pris fin mais pas l'ensemble des opérations.

"La recherche des corps est terminée mais celle des effets personnels des victimes se poursuit", a dit à Reuters un porte-parole de la préfecture.

"La Lufthansa a aussi mandaté une entreprise spécialisée pour enlever les débris de l'appareil, sous le contrôle du procureur de la République et d'un expert en charge du contrôle écologique des l'opérations".

Le début de l'enlèvement des débris de l'appareil, puis la dépollution du site, doivent débuter la semaine prochaine pour une durée qui pourrait approcher les deux mois selon le général David Galtier, commandant de la gendarmerie en Provence-Alpes-Côte d'Azur et responsable du dispositif.

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) a dit vendredi que les premières analyses des paramètres de vol avaient confirmé la thèse d'un acte volontaire de la part du copilote.

L'écoute des enregistrements de la première boîte noire, retrouvée dans les heures ayant suivi le crash, avait permis aux enquêteurs de conclure qu'Andreas Lubitz s'était enfermé dans le cockpit en l'absence du commandant de bord et avait empêché ce dernier d'y revenir.   Suite...