Les derniers instants du vol de Germanwings filmés-Bild

mercredi 1 avril 2015 10h05
 

BERLIN, 1er avril (Reuters) - Une vidéo des dernières secondes de vol de l'A320 de Germanwings qui s'est écrasé la semaine dernière dans les Alpes françaises a été découverte près du site de la catastrophe, rapporte mercredi le quotidien allemand Bild, qui dit avoir pu la visionner.

Cette vidéo, précise le journal, a été retrouvée sur un téléphone portable appartenant à l'un des passagers tués dans la catastrophe, apparemment volontairement provoquée par le copilote, Andreas Lubitz.

Elle montre une scène de panique dans l'avion, explique-t-il, ajoutant que l'on peut entendre des cris et des "Mon Dieu", ce qui montre que les passagers avaient compris ce qui était en train de se passer.

Le procureur de Marseille Brice Robin a déclaré mercredi à Reuters qu'"aucun des téléphones portables ramassés sur le lieu du crash par les gendarmes n'est parti en exploitation".

"Tous sont pour l'instant conservés à Seyne-les-Alpes", a-t-il ajouté. "Si des gens, sur le site, ont ramassé des téléphones portables, je n'en ai pas eu connaissance."

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), en charge de l'enquête sur les causes de la catastrophe, n'a pu être joint dans l'immédiat.

Sur la vidéo que Bild présente comme "indubitablement authentique", on entend à trois reprises le bruit d'un choc sur du métal, qui pourrait correspondre à la tentative vaine du commandant de bord, bloqué par le copilote Andreas Lubitz à l'extérieur du cockpit, de forcer la porte de celui-ci.

Un gros choc se produit au cours des dernières secondes et l'on voit la cabine pencher fortement sur le côté. Après de nouveaux cris, la vidéo s'interrompt, poursuit Bild, précisant qu'elle semble avoir été filmée depuis l'arrière de l'avion et qu'aucun passager ou membre d'équipage ne peut être identifié à l'image.

L'hebdomadaire français Paris-Match dit lui aussi avoir pu visionner ce qu'il présente comme "un enregistrement de quelques secondes (...) récupéré dans les décombres par une source proche de l'enquête".   Suite...