LEAD 1-Athènes voit un accord avec UE et FMI la semaine prochaine

mercredi 1 avril 2015 09h08
 

(Actualisé avec des précisions, du contexte)

ATHENES, 1er avril (Reuters) - Le ministre grec de l'Economie Georges Stathakis a déclaré mercredi escompter un accord sur les réformes avec les créanciers de la Grèce (Fonds monétaire international et Union européenne) la semaine prochaine, lequel contribuerait à débloquer l'aide financière encore attendue.

"L'accord interviendra durant la semaine pascale (grecque orthodoxe)", a-t-il dit à la chaîne Skai TV.

La semaine dernière, Athènes a présenté une liste de réformes à ses créanciers afin de leur prouver sa détermination à honorer ses engagements de discipline financière et de montrer qu'elle mérite une aide financière.

La liste soumise au Groupe de Bruxelles prévoit un revenu des privatisations de 1,5 milliard d'euros cette année, tiré de la location à long terme de 14 aéroports régionaux et de la vente du port du Pirée.

Stathakis a dit que le gouvernement grec n'avait pas l'intention de vendre sa part de 67% dans la Piraeus Port Authority et qu'il rechercherait plutôt une coentreprise avec des investisseurs, dans laquelle l'Etat grec conserverait une part importante.

"L'idée qui a prévalu, c'est que nous ne vendrons pas la participation de 67%, qui signifierait une privatisation totale du port du Pirée. Il n'en est pas question", a dit Georges Stathakis. "Nous nous efforçons de trouver une forme de coentreprise".

Le vice-Premier ministre Yannis Dragasakis avait dit la semaine dernière, à l'occasion d'un déplacement en Chine, qu'Athènes vendrait sa participation dans le port du Pirée, où l'opérateur portuaire chinois Cosco est déjà implanté et figure parmi les candidats retenus en cas de cession.

Quant à l'appel d'offres pour la location des aéroports régionaux, pour lequel le gestionnaire aéroportuaire allemand Fraport a été déclaré vainqueur, Stathakis a dit que le gouvernement n'annulerait pas le marché mais modifierait certaines modalités de la concession.

"L'opération en est à un stade où l'on peut discuter changement, révision ou amélioration de certains aspects de l'accord sans annuler l'appel d'offres". (Georges Georgiopoulos et Angeliki Koutantou; Eric Faye et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)