** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mercredi 1 avril 2015 08h00
 

PARIS, 1er avril (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en nette baisse mercredi à l'ouverture, suivant ainsi le mouvement impulsé par Wall Street et la Bourse de Tokyo, dans l'attente de la publication des chiffres de l'emploi aux Etats-Unis sur lesquels les investisseurs ne pourront pas réagir tout de suite.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre jusqu'à 1% à l'ouverture, le Dax à Francfort 1,1% et le FTSE à Londres 0,9%.

Portés par la chute des cours du pétrole, la faiblesse de l'euro et le programme d'assouplissement quantitatif de la zone euro, le CAC 40 (+17,8%) et le DAX (+22%) ont affiché sur les trois premiers mois de l'année 2015 leur meilleure performance trimestrielle depuis 1998.

La hausse a été moins marquée pour la Bourse de Londres (+3,15%) sur la période, plombée par la vigueur de la livre sterling et l'importance du compartiment des matières premières, qui souffre de la bonne tenue du dollar, de la place britannique.

La Bourse de Tokyo, qui a gagné plus de 10% sur le premier trimestre, commence le deuxième avec un léger repli dans les derniers échanges, sous le coup d'un mouvement de prises de bénéfices en ce premier jour du nouvel exercice fiscal japonais.

La cote est également plombée par l'enqûete Tankan de la Banque du Japon relative à la confiance des entreprises, montrant que ces dernières prévoient de tailler dans leurs investissements au cours des prochains mois en raison d'interrogations sur la vigueur de la demande nationale et internationale.

La Bourse de Shanghai (+1,26%) poursuit sa marche en avant, évoluant à un pic de sept ans, réagissant à la faiblesse persistante de l'économie chinoise suggérée par les indices PMI du secteur manufacturier, qui alimentent ainsi les espoirs de mesures de soutien à l'économie.

Les cours du pétrole sont toujours en baisse en raison de la poursuite des discussions sur le nucléaire iranien. Ces dernières ont franchi la date-butoir du 31 mars et sont entrées mercredi dans leur septième jour consécutif sans qu'il soit possible d'en préjuger le résultat, seuls Téhéran et Moscou affichant un certain optimisme.

A l'inverse des places de Paris et de Francfort, l'euro a subi sur les trois premiers mois de l'année son pire trimestre face au dollar depuis sa création, en raison surtout de la BCE et des inquiétudes sur la Grèce.   Suite...