** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 31 mars 2015 18h08
 

PARIS/LONDRES, 31 mars (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en baisse mardi, éprouvant le besoin de souffler après un rally de trois mois qui aura notamment vu l'indice allemand Dax enregistrer sa meilleure performance sur un premier trimestre depuis sa création à la mi-1988.

Le CAC 40 a cédé 49,88 points ou 0,98% à 5.033,64 points. Le Footsie britannique a lâché 1,72% et le Dax 0,99%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 cédait 0,82% et le FTSEurofirst 300 0,57%.

Sur l'ensemble du premier trimestre, le CAC s'est adjugé 17,8% et l'EuroStoxx 50 a pris 18,5%, leur meilleure performance depuis 1998, dépassée encore par celle de la Bourse allemande qui s'est envolée de 22,2%.

La baisse de l'euro, elle-même alimentée par les politiques monétaires divergentes des deux côtés de l'Atlantique, et les frémissements de reprise en Europe expliquent ces gains qui contrastent avec la hausse de moins de 1% du S&P-500 à Wall Street sur la même période.

La Bourse de Londres, hors zone euro et plombée en outre par son important compartiment des ressources de base, est aussi restée en dehors du mouvement avec un gain limité à 3,2%.

Selon les données de Thomson Reuters Datastream, la hausse des actions de la zone euro a permis d'augmenter leur valeur boursière de 665 milliards d'euros au total au premier trimestre, un montant qui représente plus de la moitié du programme d'assouplissement quantitatif que la Banque centrale européenne a lancé ce mois-ci.

Les professionnels interrogés par Reuters s'attendent à une poursuite de ce rebond sur l'ensemble de 2015, avec des prévisions moyennes de 5.350 points pour le CAC 40 au 31 décembre et de 3.900 pour l'EuroStoxx 50.

"La BCE devrait poursuivre sa politique monétaire exceptionnellement accommodante, qui aura pour effet de maintenir les taux à de faibles niveaux et ainsi entretenir une dynamique de flux positive sur les actions", estime Antoine Bonduelle, gérant chez Alma Capital et Associés, en mettant aussi en avant l'effet favorable de la faiblesse de l'euro pour les résultats des entreprises.

La monnaie européenne, en repli de 11% sur le trimestre - du jamais vu depuis sa création - a encore cédé du terrain mardi faute d'avancée dans les discussions engagées à Bruxelles entre les représentants de la Grèce et ceux de ses créanciers internationaux.   Suite...