Bang & Olufsen vend sa division automobile, le titre bondit

mardi 31 mars 2015 14h51
 

COPENHAGUE, 31 mars (Reuters) - Bang & Olufsen a annoncé mardi la vente de sa division de systèmes audio pour voitures au groupe américain Harman International Industries , une opération saluée par un bond de 40% de son titre à la Bourse de Copenhague.

L'accord stipule que le fabricant danois de téléviseurs et de chaînes hifi haut de gamme recevra un paiement d'environ 1,17 milliard de couronnes (157 millions d'euros) auquel s'ajouteront des royalties d'au moins 12,7 millions de couronnes par an pendant une durée de 20 ans.

Bang & Olufsen, en perte (avant impôt) sur trois des cinq derniers exercices, est en train de revoir sa stratégie et a récemment annoncé 125 suppressions de postes dans le cadre d'un plan d'économies qui doit lui permettre de réduire ses coûts de 100 millions de couronnes par mois.

Le groupe a annoncé mardi son intention de céder d'autres actifs non stratégiques afin de se recentrer sur sa marque de luxe Bang & Olufsen et sur son activité B&O Play, qui vise une clientèle plus jeune. Ce recentrage, ainsi que les implications financières de l'accord avec Harman, doivent lui permettre de continuer d'investir dans l'innovation, a noté son directeur général Tue Mantoni.

La division de systèmes audio pour l'automobile a généré un chiffre d'affaires de 128 millions de couronnes lors du troisième trimestre de l'exercice 2014/2015, à comparer à des ventes de 629 millions pour les autres activités de l'entreprise.

Pour Jesper Christensen, analyste chez Alm. Brand Markets, Bang & Olufsen a vendu la division à un bon prix. "Ils ont toujours le même problème de coûts alors on ne peut pas parler de retournement. Il reste beaucoup d'efforts à faire mais ils ont dit aujourd'hui qu'ils les feraient", observe-t-il.

A la Bourse de Copenhague, l'action s'adjuge 34% à 67 couronnes vers 12h45 GMT après être montée jusqu'à 71. (Annabella Nielsen, avec la contribution d'Alexander Tange, Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)