LEAD 1-Vontobel prend le contrôle d'un gestionnaire britannique

mercredi 25 mars 2015 10h56
 

(Actualisé avec cours de Bourse, déclarations du directeur général)

ZURICH, 25 mars (Reuters) - La banque suisse Vontobel a dit mercredi avoir acheté 60% du capital du gestionnaire d'actifs britannique TwentyFour Asset Management et ajouté discuter du rachat d'un autre acteur du secteur, Meriten, basé en Allemagne.

A la suite de ces annonces, le titre Vontobel perdait 0,59% à 42,40 francs alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes cédait 0,12%.

Vontobel, qui n'a pas précisé le prix de son acquisition, n'avait plus procédé à une opération de croissance externe depuis le rachat de la branche suisse de Commerzbank en 2009.

Le directeur général de la banque, Zeno Staub, a dit que la transaction n'entamerait pas la solvabilité de Vontobel, dont les ratios de fonds propres sont actuellement supérieurs aux minima requis.

"Après cette transaction, Vontobel restera très bien (...) capitalisée et nous sommes très bien positionnés pour envisager d'autres étapes", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique.

TwentyFour Asset Management, basé à Londres, a quelque 4,4 milliards de livres (six milliards d'euros) d'actifs sous gestion, a précisé auparavant Vontobel

"La transaction renforce la présence de Vontobel sur le marché britannique, élargit sa gamme de produits de taux fixes et illustre sa volonté de faire croître son activité de gestion d'actifs par des investissements ciblés", ajoute-t-elle dans un communiqué.

Dans un communiqué séparé, Vontobel dit également être en pourparlers avec Bank of New York Mellon au sujet d'un possible rachat de Meriten Investment Management, un gestionnaire d'actifs basé en Allemagne.

A la fin de 2014, ce dernier gérait quelque 24,5 milliards d'euros.

Zeno Staub a noté que la forte appréciation du franc suisse depuis que la Banque nationale suisse a abandonné, mi-janvier, son cours plancher de la devise par rapport à l'euro, était un "coup de pouce" pour toute acquisition mais que ce n'était pas un catalyseur. (Joshua Franklin, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)