PMI-La croissance de l'activité s'accélère dans la zone euro

mardi 24 mars 2015 10h10
 

(Actualisé avec zone euro)
    PARIS/BERLIN/LONDRES, 24 mars (Reuters) - Principaux
résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs
d'achat en Europe publiés mardi :
        
    * ZONE EURO-LA CROISSANCE DU PRIVÉ À UN PIC DEPUIS MAI 2011
    LONDRES-La croissance de l'activité dans le secteur privé de
la zone euro s'est accélérée plus qu'attendu en mars, montrent
mardi les premiers résultats des enquêtes mensuelles de Markit
auprès des directeurs d'achats.
    L'indice PMI "flash" composite, qui regroupe le secteur
manufacturier et les services, a atteint 54,1 contre 53,3 en
février, soit son plus haut niveau depuis mai 2011.
    Il dépasse ainsi la plus optimiste des estimations
d'économistes recueillies par Reuters, dont la médiane le
donnait à 53,6. 
    L'indice des services, lui aussi au plus haut depuis mai
2011, ressort à 54,3 contre 53,7 alors que le consensus le
donnait à 53,9 et celui du secteur manufacturier a progressé à
51,9, un plus haut de 10 mois, contre 51,0 le mois dernier et
51,5 attendu.
    Ces chiffres suggèrent une croissance de 0,3% du produit
intérieur brut (PIB) de la zone euro au premier trimestre,
précise Markit. 
    
    * ALLEMAGNE-LA CROISSANCE AU PLUS HAUT DEPUIS 8 MOIS
    BERLIN - La croissance de l'activité du secteur privé
allemand a atteint en mars son plus haut niveau depuis juillet
dernier, confortant le scénario d'une accélération de la reprise
dans la première économie d'Europe, montrent mardi les premiers
résultats des enquêtes mensuelles Markit auprès des directeurs
d'achats.
    L'indice PMI "flash" composite, qui regroupe le secteur
manufacturier et les services, a atteint 55,3 contre 53,8 en
février, un plus haut de huit mois.
    "Il semble que l'économie allemande emprunte de nouveau la
voie rapide économique", dit Oliver Kolodseike, économiste chez
Markit, cité dans un communiqué, notant l'amélioration de la
demande intérieure comme de la demande étrangère. 
    Le PMI "flash" du seul secteur manufacturier est monté à
52,4 contre 51,1 le mois dernier, dépassant le consensus Reuters
des estimations d'économistes, qui le donnait à 51,5.
    Celui des services ressort à 55,3, un plus haut de six mois,
contre 54,7 en février et 55,0 attendu.
    Pour Chris Williamson, chef économiste chez Markit, ces
chiffres suggèrent une croissance de 0,4% de l'économie
allemande au premier trimestre et d'environ 2,0% sur l'ensemble
de l'année. 
    
    * FRANCE-DEUXIÈME MOIS DE CROISSANCE DU SECTEUR PRIVÉ
    PARIS - L'activité du secteur privé français a crû en mars
pour le deuxième mois consécutif, la progression des services
ralentissant par rapport à février tandis que le secteur
manufacturier reculait un peu moins, selon la version "flash"
des indicateurs PMI de Markit.
    L'indice du secteur des services est ressorti en baisse à
52,8, après 53,4 en février, ce qui constituait son plus haut
depuis trois ans et demi. Il reste cependant au-dessus de la
barre de 50, qui sépare croissance et contraction de l'activité,
pour le deuxième mois d'affilée.
    L'indice du secteur manufacturier a progressé à 48,2 contre
47,6 en février mais reste sous la barre de 50, signalant une
poursuite de la contraction sans pause depuis mai 2014.
    Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en
moyenne un indice des services à 52,8 et un indice manufacturier
à 48,5.
    L'indice composite, qui regroupe des éléments des deux
indices sectoriels, a reculé à 51,7 contre 52,2 en février, ce
qui constituait son plus haut niveau depuis août 2011.
    L'indice d'emploi du secteur privé est repassé au-dessus de
la barre de 50 pour la première fois depuis octobre 2013, à
50,2, une légère croissance dans les services compensant une
légère contraction dans le secteur manufacturier.
    Selon Jack Kennedy, économiste chez Markit, ces données
"suggèrent une croissance modeste du PIB au premier trimestre".
        
    Guide des indices PMI                         

 (Marc Angrand pour le service français, édité par Benoît Van
Overstraeten)