Citi ne peut arrêter la conservation en Argentine-source

mercredi 18 mars 2015 15h24
 

BUENOS AIRES/NEW YORK, 18 mars (Reuters) - L'Argentine n'autorisera pas Citigroup a mettre un terme à son activité locale de conservation de titres, a déclaré mercredi une source gouvernementale.

La banque américaine avait annoncé mardi qu'elle comptait en finir avec cette activité le plus vite possible, la justice américaine ayant refusé d'invalider un référé l'empêchant de procéder à des versements d'intérêts sur 2,3 milliards de dollars d'obligations de l'Etat argentin.

"Nous ne la laisserons en aucune façon se retirer de cette activité", a dit la source, au fait de l'opinion présidentielle sur cette question.

La décision de Citigroup est un coup dur pour l'Argentine, qui tente de revenir sur le marché obligataire et de s'entendre avec ses créanciers après un défaut sur 100 milliards de dollars de dette remontant à 2001.

La plupart des créanciers du pays ont accepté d'échanger leurs obligations contre de nouveaux titres fortement décotés mais un groupe réfractaire continue de refuser cet arrangement.

Dans un arrêté du 12 mars, le juge Thomas Griesa, qui instruit le dossier du contentieux entre Buenos Aires et les réfractaires, a ordonné à Citigroup de ne pas procéder au versement de 3,7 millions de dollars d'intérêts dûs le 31 mars sur des obligations émises conformément au droit argentin.

Le juge avait précédemment bloqué des versements sur des obligations émises suivant le droit anglo-saxon. Sa décision avait provoqué un nouveau défaut de l'Argentine le 31 juillet.

En tant que conservateur de titres, Citigroup est censé faire transiter les versements d'intérêts vers des chambres de compensation qui, à leur tour, les reversent aux créanciers obligataires. (Jorge Otaola et Richard Lough, avec Jonathan Stempel, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)