BMW plus prudent pour ses prévisions de bénéfice 2015

mercredi 18 mars 2015 12h16
 

MUNICH, 18 mars (Reuters) - BMW a dit mercredi s'attendre à ce que le volume de ses ventes en 2015 et le bénéfice imposable du groupe affichent une progression comprise entre 5 et 9%, des perspectives plus prudentes que ce qu'il avait laissé entrevoir auparavant.

Le constructeur automobile allemand a motivé cette révision par le coût des investissements dans de nouvelles technologies et un ralentissement de la croissance du marché chinois, le plus important du monde.

L'an dernier, le groupe bavarois avait prédit une croissance significative de son bénéfice imposable 2014 qui est finalement ressorti en hausse de 10,3% à 8,7 milliards d'euros. Les ventes de ses marques BMW, Mini et Rolls-Royce ont de leur côté progressé de 7,9% à 2,12 millions de véhicules.

L'action BMW, qui a touché un record à 123,75 euros mardi, décroche de 4,88% vers 10h40 GMT à la Bourse de Francfort, sous-performant le Dax en repli de 1,25%. L'ensemble du secteur (-3,7%) baisse pour la seconde séance d'affilée en Europe après avoir affiché la meilleure performance sectorielle depuis le début de l'année.

"Comme d'habitude, nos prévisions sont basées sur le fait que les conditions économiques vont rester stables et ne se détérioreront pas", a dit à la presse Norbert Reithofer, le président du directoire de BMW. "Cependant de nombreuses incertitudes demeurent. Des marchés importants comme la Chine perdent de leur dynamique".

La coentreprise chinoise de BMW lui a permis de dégager un bénéfice de 658 millions d'euros en 2014 contre 411 millions un an plus tôt. Pour 2015, BMW prévoit une croissance de ses ventes en Chine vers le haut d'une fourchette à un chiffre.

En Russie, le constructeur allemand prévoit une production de 15.000 à 20.000 véhicules cette année.

BMW investit dans de nouvelles technologies telles que les transmissions électriques et hybrides ou la fibre de carbone afin de réduire les émissions moyennes du parc de véhicules à 95 grammes par kilomètre en Europe d'ici 2021, contre 130 grammes en moyenne actuellement. (Edward Taylor; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)