La Grèce utilisera le produit des privatisations pour le social

mardi 17 mars 2015 12h58
 

ATHENES, 17 mars (Reuters) - La Grèce va transformer l'organisme chargé des privatisations en fonds d'investissement souverain dont les produits serviront à financer les dépenses sociales et non à réduire la dette publique, a annoncé la ministre des Finances adjointe.

Un projet de loi fusionnant le fonds des privatisations, le HRADF, avec la compagnie immobilière publique Etad, sera présenté au parlement dans les semaines qui viennent, a précisé Nadia Valavani.

"Il va y avoir un nouveau fonds souverain (...) dont les recettes seront utilisées pour financer la politique sociale du gouvernement et soutenir le système de sécurité sociale", a déclaré Nadia Valavani, qui s'exprimait devant une commission parlementaire dans la nuit de lundi à mardi.

Le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras est en principe opposé aux privatisations touchant les biens de l'Etat considérés comme importants, mais il a dû promettre de ne pas annuler les cessions déjà engagées dans le cadre d'une extension de quatre mois du programme d'aide financière au pays conclue avec ses créanciers le mois dernier.

Depuis la création du HRADF en 2011, le produit des privatisations s'est révélé décevant : trois milliards d'euros seulement sur les 22 milliards initialement attendus.

La commission parlementaire a également approuvé mardi une nouvelle équipe de direction pour l'agence des privatisations.

Elle sera présidée par Asterios Pitsiorlas, un dirigeant d'entreprise du secteur du tourisme. Le directeur général en sera Antonis Leoussis, ancien patron de la branche immobilière de la banque Alpha. Leurs prédécesseurs avaient été nommés par le précédent gouvernement. (Angeliki Koutantou et Costas Pitas; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse)