** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mardi 17 mars 2015 12h45
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS, 17 mars (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent pour la plupart
en territoire négatif à mi-séance mardi, un indicateur allemand inférieur aux
attentes ayant servi de prétexte pour une consolidation bienvenue après la forte
hausse de lundi.
    Wall Street est également attendue en baisse à l'ouverture après avoir connu
la veille sa meilleure séance depuis le 5 février.
    À Paris, le CAC 40 rétrograde de 44,91 points ou 0,89% à 5.016,25
points vers 11h30 GMT, effaçant pratiquement ses gains de la veille. Le Dax
 retombe de 1,52% à Francfort mais à Londres le FTSE limite sa
baisse à 0,06%, soutenu par les valeurs de l'énergie et des ressources de base.
    L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 corrige de 0,91% à 1.580,11
points et l'EuroStoxx 50 de la zone euro cède 1,11% à 3.665,55%.
    Le FTSEurofirst avait atteint en début de séance un nouveau pic depuis la
fin 2007 à 1.598,03 points, portant ses gains à plus de 16% depuis le début de
l'année, mais il a reflué avec les autres indices en réaction à l'indice ZEW du
sentiment des investisseurs publié à 10h00 GMT.
    A 54,8 en mars contre 53,0 en février, l'indice calculé par l'institut de
Mannheim progresse pour le cinquième mois d'affilée et se situe à son meilleur
niveau depuis février 2014, mais il est bien en-deçà des estimations des
économistes qui l'attendaient en moyenne à 58,2. 
    Les investisseurs attendent maintenant la réunion monétaire de la Réserve
fédérale américaine, qui se conclura mercredi avec une conférence de presse.
     La poussée du dollar et les indicateurs mitigés publiés ces derniers jours
aux Etats-Unis, avec notamment une troisième baisse consécutive de la production
industrielle en février, renforcent les espoirs d'une politique monétaire
toujours prudente même si la banque centrale abandonne son engagement à se
montrer "patiente" avant de remonter ses taux. 
    "Les indicateurs restent faiblards en dépit des tensions réapparues sur le
marché du travail. Cela devrait permettre à la Fed de supprimer le mot
'patience' de son communiqué de politique monétaire tout en conservant un ton
modéré", estime Nick Lawson, économiste chez Deutsche Bank.
    Ces conjectures continuent de pénaliser le dollar qui a subi lundi sa plus
forte baisse depuis un mois face à un panier de devises. L'euro se
négocie autour de 1,06 dollar, en hausse de 0,3% sur la journée, alors qu'il
était tombé à un plus bas de 12 ans de 1,0457 lundi matin avant de remonter.
    La hausse de l'euro suscite des prises de bénéfice sur des valeurs
exportatrices comme Airbus (-4,01%) ou Daimler (-3,24%), les
deux plus fortes baisses de l'EuroStoxx 50.
    Orange lâche de son côté 3,06% à 14,90 euros après avoir, parmi de
nombreuses annonces, démenti des négociations exclusives sur la vente de sa
filiale Dailymotion. 
    Les seules hausses, modestes, de l'EuroStoxx 50 sont à mettre au compte de
Total, Repsol, Eni et GDF Suez, qui gagnent
autour de 0,7%-0,8% en réaction à la baisse du dollar. L'indice de l'énergie
, en progrès de 1,00%, est le seul indice sectoriel dans le vert.
    Le repli du dollar n'empêche pourtant pas les cours du brut de reculer de
nouveau. Le Brent lâche 2,2% à un plus bas du jour de 52,76 dollars et le cuivre
 comme le platine sont également orientés à la baisse.      
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)