Sotheby's change de directeur général

lundi 16 mars 2015 16h06
 

16 mars (Reuters) - Tad Smith, actuel directeur général de Madison Square Garden, succédera à William Ruprecht à la tête de Sotheby's le 31 mars, a annoncé lundi la maison de vente aux enchères américaine.

A cette occasion seront séparées les fonctions de directeur général et de président, que William Ruprecht cumulait, a fait savoir Sotheby's. Domenico De Sole, administrateur indépendant, présidera désormais le conseil d'administration.

En novembre, Sotheby's avait annoncé se mettre en quête d'un successeur pour William Ruprecht, en poste depuis 2000.

A Wall Street, l'action Sotheby's gagne 1,11% à 40,98 dollars vers 15h00 GMT alors que Madison Square Garden cède 1,34% à 77,15.

Tad Smith avait rejoint en mars 2014 Madison Square Garden, propriétaire des équipes professionnelles des New York Knicks (basket) et des New York Rangers (hockey sur glace). Sous sa direction, le bénéfice net de la société d'événementiel a plus que doublé sur les six mois au 31 décembre.

Sotheby's subit depuis plus d'un an les assauts d'investisseurs activistes qui veulent voir la maison centenaire effectuer d'importants changements pour se relancer.

Daniel Loeb, dont le fonds spéculatif Third Point était le principal actionnaire de la société en mai 2014, demande la vente de son siège de l'Upper East Side à Manhattan.

Marcato Capital Management, deuxième actionnaire de Sotheby's, a réclamé en février un rachat d'actions immédiat de 500 millions de dollars et le remplacement du directeur financier Patrick McClymont.

Daniel Loeb, qui avait comparé Sotheby's à un "vieux tableau de maître ayant un besoin désespéré de restauration", siège au conseil d'administration depuis l'an dernier.

Pour David Schick, analyste chez Nicolaus & Co, "Smith apporte ce que demandent les actionnaires, à savoir une expérience dans la gestion des affaires plutôt qu'une expertise dans le luxe ou l'art que Sotheby's possède déjà".

Sotheby's a publié sur les huit derniers trimestres des chiffres d'affaires inférieurs aux attentes de la communauté financière. Par rapport à Christies, son grand rival non coté, le groupe est jugé à la traîne dans l'art contemporain et le développement numérique. (Sruthi Ramakrishnan à Bengalore, Véronique Tison pour le service français)