Proglio "trop gourmand" pour la présidence de Thales-presse

jeudi 5 février 2015 10h37
 

PARIS, 5 février (Reuters) - Henri Proglio réclame pour la présidence de Thales un salaire quasiment trois fois plus élevé que ce que lui propose l'Etat, premier actionnaire de l'équipementier pour l'aérospatiale et la défense, écrit jeudi Le Monde.

Son rôle de conseiller de l'agence fédérale russe de l'énergie atomique Rosatom paraît en outre incompatible au gouvernement avec la fonction de président, même non exécutif, d'un groupe industriel français de l'armement, ajoute le quotidien sur son site internet.

"M. Proglio est très gourmand", dit une source gouvernementale citée par Le Monde, faisant référence à la rémunération annuelle de 400.000 euros que réclamerait l'ex-PDG d'EDF contre 140.000 euros proposés par l'Etat.

Personne n'était immédiatement disponible pour un commentaire à Bercy, chez Dassault et chez Thales.

Le remplacement du PDG de Thales Jean-Bernard Lévy, dont la nomination à la tête d'EDF en remplacement d'Henri Proglio a été annoncée le 15 octobre, peine à se mettre en place.

Thales a reporté fin janvier l'assemblée générale prévue le 4 février pour avaliser la modification de la gouvernance et permettre la nomination d'un tandem constitué de Patrice Caine, ex-numéro deux du groupe, à la direction générale et d'Henri Proglio au poste de président.

Aucune date n'a été fixée pour la convocation d'un conseil d'administration permettant la tenue de l'assemblée générale dans un délai de 40 jours, ont déclaré à Reuters deux sources proches du groupe. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)