LEAD 5-La Grèce plaide sa cause à la BCE, l'Allemagne inflexible

mercredi 4 février 2015 19h46
 

(Actualisé, Varoufakis, §§ 7, 8)

par John O'Donnell et Jan Strupczewski

FRANCFORT/BRUXELLES, 4 février (Reuters) - La Grèce a demandé mercredi à la Banque centrale européenne (BCE) de continuer à soutenir ses banques pendant les négociations sur sa dette avec ses partenaires de la zone euro mais l'Allemagne a rejeté toute remise en cause de la politique d'austérité.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a rencontré à Francfort Mario Draghi, le président de la BCE, et s'est ensuite déclaré convaincu que son pays pouvait compter sur le soutien de la banque centrale pendant la courte période nécessaire selon lui pour mener à bien les discussions avec les créanciers internationaux.

Des sources bancaires ont déclaré à Reuters que des principales banques grecques avaient déjà fait appel au mécanisme de fourniture de liquidité d'urgence de la BCE pour compenser la baisse de leurs dépôts.

Athènes souhaite que ce guichet reste ouvert car sa fermeture risquerait de contraindre des banques à la cessation de paiement.

"La BCE est la banque centrale de la Grèce (...) La BCE fera tout ce qu'il faut pour soutenir les Etats membres de la zone euro", a dit Yanis Varoufakis à Reuters.

"Je n'ai aucun doute sur le fait que nous pouvons faire aboutir nos discussions avec nos partenaires européens, ainsi qu'avec le FMI et la BCE, dans un délai très court afin de pouvoir faire redémarrer l'économie grecque", a-t-il également déclaré.

Interrogé ensuite par la chaîne de télévision allemande ARD, Yanis Varoufakis, qui verra jeudi son homologue allemand Wolfgang Schäuble, a dit sa certitude que l'Allemagne "affichera sa solidarité" avec son pays.   Suite...