La Grèce soulage les marchés, reste à convaincre les politiques

mardi 3 février 2015 17h54
 

* L'hypothèse d'un échange de dette rassure les investisseurs

* La Bourse d'Athènes a bondi de plus de 11%

* L'accueil est bien plus réservé à Bruxelles

* Après Rome mardi, Varoufakis sera mercredi en Allemagne

3 février (Reuters) - Le projet grec qui permettrait à Athènes de lier le fardeau de sa dette à sa croissance économique a semblé enthousiasmer les marchés financiers mardi mais les réactions des décideurs politiques sont bien plus prudentes et les discussions entre Athènes et ses partenaires risquent d'être délicates.

L'entourage du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a laissé entendre lundi qu'il allait proposer d'échanger la dette détenue par la Banque centrale européenne (BCE) et les autres créanciers "publics" (Etats et institutions) contre des titres indexés sur la croissance et des obligations perpétuelles.

La Bourse d'Athènes a fini sur un bond de 11,27% mardi, sa meilleure performance depuis août 2011, entraînant la plupart des grandes places européennes dans son sillage. Parallèlement, le rendement des obligations grecques à 10 ans a reflué à 9,77%, sa plus forte baisse depuis 2012.

Même les informations selon lesquelles trois des quatre principales banques du pays ont commencé à faire appel à la banque centrale pour obtenir des liquidités n'ont pas suffi à gâcher la fête: l'indice grec du secteur bancaire affichait en fin de séance une hausse de près de 18%.

Les investisseurs saluent aussi les tout premiers indices montrant que la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) pourraient assouplir leur position envers Athènes. Selon le quotidien allemand Handelsblatt, BCE et FMI pourraient quitter la "troïka", bête noire du nouveau Premier ministre Alexis Tsipras, pour laisser la place à une nouvelle instance de discussion.   Suite...