** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mardi 3 février 2015 13h15
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS/LONDRES, 3 février (Reuters) - Les Bourses européennes restent bien
orientées mardi à mi-séance et les rendements des obligations souveraines en
zone euro étaient en baisse, alors que Wall Street est attendue sur une note
hésitante, en réaction à l'abandon par le nouveau gouvernement grec de ses
appels à l'effacement de sa dette.
    L'euro profité aussi de la position plus conciliante d'Athènes, qui laisse
espérer un accord de restructuration de sa dette avec ses créanciers.  
    Athènes propose désormais d'échanger la dette publique grecque détenue par
la Banque centrale européenne et le secteur public contre des obligations
indexées sur la croissance et des obligations perpétuelles, évitant ainsi de
faire subir des pertes au secteur privé, selon une source. 
    Le ministre des Finances Yanis Varoufakis a dit après une rencontre avec des
investisseurs à Londres lundi qu'il épargnerait les créanciers privés. 
    "Varoufakis adopte un ton plus conciliant avec les créanciers
internationaux, en proposant d'échanger la dette, ce qui est positif", résume
John Plassard, trader chez Mirabaud Securities à Genève.
    À Paris, l'indice CAC 40 prend 1,22% à 4.687,45 points vers 12h00
GMT. À Francfort, le Dax prend 1,17% et à Londres, le FTSE 
1,19%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 1,48% et
l'EuroStoxx 50 de la zone euro s'adjuge 1,18%. 
    Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street stable pour
le Dow, en hausse de 0,3% pour le S&P et en baisse de 0,11% pour le Nasdaq.
    Athènes reprend près de 8,5%, portée par le rebond de ses banques.
    Dans un climat plus optimiste en Europe, les rendements de obligations
grecques ont chuté, avec un rendement à 10 ans en recul de plus
d'un point de pourcentage à 10,37%. Les rendements ont baissé sur l'ensemble du
marché obligataire de la zone euro, y compris celui du Bund  qui a
touché un point bas de 0,312%, passant sous le rendement des obligations à 10
ans du Japon pour le première fois de son histoire.
    "Jusqu'à présent, il y a clairement eu une demande très forte de la Grèce
pour une décote de la dette publique. Le recul sur ces demandes est un pas
important sur la voie d'un compromis", dit Mark Dowding, gérant chez BlueBay.   
    Sur le marché des changes, le dollar australien a touché son plus
bas depuis mai 2009, à 0,7627 dollar, après la baisse de 25 points de base du
taux de la banque centrale australienne, à 2,25%. 
    Les cours du pétrole poursuivent leur rebond avec un baril de brut léger
américain près des 51,50 dollars (+3,65%) et un Brent qui se rapproche des 57
dollars (+4%). Ils rebondissent de plus de 15% depuis jeudi dernier, alors que
BP a annoncé, après d'autres compagnies, une réduction de ses dépenses
d'investissements pour 2015. Certains investisseurs font le pari
que les cours ont touché un plancher après une chute qui a duré sept mois.     
    En Bourse, le rebond du brut contribue à la hausse du secteur pétrolier
 et minier, qui avancent de, respectivement, 2,96% et 3,45%.
     Les banques sont également bien orientées avec un gain de 1,8% de l'indice
sectoriel en Europe. La banque espagnole Santander prend 3,5%
après un bond de près de 70% de son bénéfice au quatrième trimestre grâce
notamment à une baisse des charges pour créances douteuses. A
Paris, Société générale prend 3,6% et BNP Paribas 1,4%.
    En revanche, les groupes allemands E.ON et RWE perdent
respectivement 2,9% et 4,3% après un avis rendu à la Cour de justice de l'Union
européenne (CJUE) selon lequel la taxe sur le combustible nucléaire imposée dans
leur pays est conforme au droit européen. 
    Après l'annonce d'une baisse des prix à la production plus marquée
qu'attendu en décembre dans la zone euro, les investisseurs
attendent les commandes à l'industrie aux Etats-Unis, à 15h00 GMT.
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Avec Nigel Stephenson, Juliette Rouillon pour le service français, édité par
Benoît Van Overstraeten)