Obama dévoile un budget axé sur la défense des classes moyennes

lundi 2 février 2015 12h51
 

par Jeff Mason

WASHINGTON, 2 février (Reuters) - Barack Obama a présenté lundi son budget pour l'année fiscale 2016, un projet à 3.990 milliards de dollars marqué par une série de mesures de soutien aux classes moyennes qui promet d'âpres batailles au Congrès avec la majorité républicaine.

Le texte prévoit un déficit de 474 milliards de dollars, soit 2,5% du produit intérieur brut (PIB), et le maintien du déficit à ce taux pendant les dix prochaines années.

Il reprend les propositions lancées par le président des Etats-Unis lors de son discours sur l'état de l'Union le 20 janvier, dans lequel il appelait à taxer davantage les entreprises et les riches Américains pour aider les classes moyennes.

Le projet permet ainsi au Parti démocrate d'afficher ses priorités pour la dernière partie de mandat de Barack Obama, dans la perspective de la campagne pour la présidentielle de 2016.

"Notre espoir, c'est qu'en exposant (...) une vision économique claire, axée sur la croissance et les classes moyennes, nous serons en mesure d'avoir une conversation productive avec les républicains", déclare un responsable de l'administration.

"Cela lui donne l'occasion de comparer sa vision (...) avec l'approche du Congrès qui tend à exacerber les inégalités, ignorer les classes moyennes et alourdir encore le fardeau de ceux qui voudraient les intégrer", renchérit Neera Tanden, présidente du Center for American Progress, un institut qui a des liens étroits avec la Maison blanche.

Les républicains, majoritaires dans les deux chambres du Congrès depuis les élections de mi-mandat en novembre, voient des possibilités de compromis dans des domaines comme la réforme fiscale ou les infrastructures mais de nombreux programmes voulus par Obama, et dévoilés par avance ces dernières semaines, sont rejetés par le Grand Old Party.

"Quand (...) il consacre tout son temps et son énergie aux nouvelles politiques d'impôt et de dépenses que les progressistes apprécient mais que les républicains rejettent en bloc, (Barack Obama) signale au Congrès qu'il cherche plutôt l'affrontement que la discussion pour légiférer", estime Keith Hennessey, ancien conseiller économique de George W. Bush.   Suite...