2 février 2015 / 08:44 / il y a 3 ans

La Grèce devra rembourser sa dette, réaffirme Sapin

PARIS, 2 février (Reuters) - La Grèce devra rembourser sa dette mais il faut discuter des modalités de ce remboursement, a déclaré lundi le ministre français des Finances, Michel Sapin, à Europe 1, au lendemain d‘une rencontre avec son homologue grec, Yanis Varoufakis.

La dette grecque est avant tout due “à ceux qui sont venus au secours de la Grèce” - Banque centrale européenne, Union européenne, Fonds monétaire international - c‘est-à-dire, in fine, aux gouvernements et citoyens européens, a-t-il expliqué.

“Il me paraît légitime et normal que (...) nous disions, ‘il n‘est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français, au contribuable allemand ou au contribuable espagnol’”, a-t-il poursuivi.

“Rembourser sa dette est une chose, il faudra rembourser la dette, mais les modalités de remboursement en sont une autre et ça, c‘est normal qu‘on puisse en discuter”, a-t-il ajouté.

La victoire du parti de gauche radicale Syriza aux élections législatives du 25 janvier en Grèce a remis sur le devant de la scène la question de la dette grecque et de son remboursement, déclencheur de la crise de l‘euro dans les années 2009-2010.

Michel Sapin a cependant fait valoir que ce n‘était pas le seul problème de la Grèce, qui a perdu 25% de sa richesse en cinq ans et où “tout le monde s‘est appauvri”.

Le ministre français a estimé que c‘était “d‘abord la faute” de la Grèce et de tous ses gouvernements précédents, parce qu‘ils n‘avaient pas mené les réformes nécessaires.

“Il faut que la Grèce le comprenne”, a-t-il dit. “Ce qu‘il faut c‘est du mouvement, il faut qu‘elle s‘adapte.”

Les partenaires européens de la Grèce demandent ainsi au nouveau gouvernement de mettre en place une administration fiscale efficace pour que tous les Grecs payent l‘impôt.

Selon Michel Sapin, Yanis Varoufakis lui a assuré dimanche que c‘était le “sujet principal” des réformes envisagées par le nouveau gouvernement.

“Je lui ai dit : là nous t‘appuyons, nous sommes avec toi, nous sommes avec vous pour faire en sorte qu‘enfin en Grèce chacun paye l‘impôt”, a ajouté le ministre français.

Pour Michel Sapin, il serait en revanche hors de question d‘appuyer un programme qui aurait pour conséqence de creuser les déficits publics de la Grèce.

Il a enfin déclaré que la France était prête à “accompagner” Athènes dans ses démarches auprès de la BCE, l‘Union européenne et les membres de la zone euro, dont l‘Allemagne.

Renouer le dialogue avec la Banque centrale européenne, notamment, est indispensable pour permettre à la Grèce de “passer les prochains jours”, a-t-il souligné.

Il a estimé que son homologue grec le ferait “sérieusement”, pour permettre à la BCE d‘apporter les liquidités nécessaires au bon fonctionnement quotidien de l‘économie de son pays. (Emmanuel Jarry, édité par Eric Faye)

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