LEAD 3-L'Italie devra probablement attendre jusqu'à samedi son président

jeudi 29 janvier 2015 21h15
 

(Actualisé à l'issue du premier tour)

par Steve Scherer et Gavin Jones

ROME, 29 janvier (Reuters) - Comme prévu, les 1.009 grands électeurs italiens n'ont pu se mettre d'accord jeudi, au premier tour de scrutin, sur le choix d'un nouveau président de la République après la démission ce mois-ci de Giorgio Napolitano.

Deux autres tours de scrutin se dérouleront vendredi, avec toujours l'obligation pour un candidat d'obtenir les deux tiers de voix, ce qui semble bien improbable. Au quatrième tour, samedi, la majorité simple, soit 505 voix, suffira.

Renzi a proposé la candidature de Sergio Mattarella, un magistrat âgé de 74 ans qui siège à la Cour constitutionnelle. "J'ai pensé proposer une personnalité dont l'expérience politique et institutionnelle est la garantie qu'il guidera l'Italie avec autorité pendant sept ans", a-t-il dit.

Son choix a été approuvé à l'unanimité des grands électeurs appartenant au Parti démocrate (PD), sa formation de centre gauche, mais rejeté par Silvio Berlusconi, chef de file de l'opposition de droite, qui a accusé Renzi de rompre le pacte qui prévoyait selon lui un accord préalable sur un candidat commun.

En optant pour Mattarella, qui n'a jamais été proche de Berlusconi (il a démissionné en 1990 de son poste de ministre de l'Education pour protester contre un décret favorisant l'empire médiatique du Cavaliere), Renzi a pris le risque d'un affrontement politique susceptible de remettre en question les réformes électorales et constitutionnelles pour lesquelles il a besoin du soutien de la droite.

INTRIGUES   Suite...