LEAD 2-L'Europe entre inquiétude et espoir sur la dette grecque

jeudi 29 janvier 2015 18h44
 

* La France prête à alléger le fardeau de la dette, pas à l'annuler

* A Athènes, Martin Schulz salue la volonté de dialogue de Tsipras

* Dijsselbloem (Eurogroupe) souligne le risque de dérapage budgétaire

* La Bourse d'Athènes a rebondi de 3,16% (Actualisé avec Schulz, Sapin, Dijsselbloem, clôture des marchés)

ATHENES/PARIS, 29 janvier (Reuters) - La France est prête à voir le poids de la dette grecque allégé mais pas à annuler une partie de cette dette, a déclaré jeudi le ministre des Finances Michel Sapin, réaffirmant la position de Paris dans l'attente de l'ouverture directe du débat avec Athènes sur ce sujet qui préoccupe l'ensemble de la zone euro.

Alexis Tsipras, le nouveau Premier ministre grec, n'a pas encore clairement exposé ses intentions en la matière, affirmant simplement qu'il souhaitait négocier avec les partenaires européens d'Athènes pour trouver une solution qui profite à tous, en reconnaissant que cela nécessiterait du temps.

"Discuter de la dette, oui pour en alléger le fardeau. Annuler la dette, non car ce serait transférer le poids du contribuable grec vers le contribuable français et le ministre des Finances grec a dit que ça, il n'en voulait pas et moi non plus", a dit Michel Sapin lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.

La dette grecque, qui dépasse 320 milliards d'euros, soit 175% du produit intérieur brut (PIB), est détenue en majeure partie par les autres Etats de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE) depuis sa restructuration en 2012.

Alexis Tsipras a martelé mercredi sa volonté de négocier un allègement de la dette d'Athènes tout en revenant sur les mesures d'austérité imposées depuis 2010 à la population en échange d'une aide financière internationale.   Suite...