** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mercredi 28 janvier 2015 18h18
 

PARIS, 28 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre
dispersé mercredi, la Bourse d'Athènes s'effondrant de près de 10% avec le
plongeon de ses valeurs bancaires affectées par l'arrivée au pouvoir en Grèce du
parti anti-austérité Syriza, qui a en outre gelé des projets de privatisation.
    À Paris, le CAC 40 a fini en baisse de 0,29% (13,27 points) à
4.610,94 points. Le Footsie britannique a pour sa part progresé de 0,21%
tandis que l'indice EuroStoxx 50 a cédé 0,4% et le FTSEurofirst 300
 0,17%.
    Le Dax allemand se distingue avec un gain de 0,78% malgré un recul
de 4,82% de Siemens, dont les prévisions de résultats n'ont pas
convaincu les analystes. 
    La Bourse de New York est hésitante, tiraillée entre les bons résultats
d'Apple et de Boeing et les difficultés persistantes du secteur
pétrolier, dans l'attente de la fin de la réunion de la Réserve fédérale.
    L'indice phare de la Bourse d'Athènes a encore cédé 9,24%, l'indice
du secteur bancaire grec plongeant de quasiment 27% à un plus bas
historique en raison des inquiétudes des investisseurs quant aux intentions des
nouveaux dirigeants à Athènes. Cet indice sectoriel a désormais perdu 98,7%
depuis fin 2009 et le déclenchement en Grèce de la crise des dettes souveraines
dans la zone euro.
    Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras, vainqueur des élections
dimanche, a martelé mercredi sa volonté de négocier sans "affrontement
destructeur" un allègement de la dette d'Athènes, pourtant exclu par ses
partenaires européens.     
    "Si leurs collatéraux sont disqualifiés par la BCE, (les banques grecques)
n'auront plus d'argent et une banque sans argent n'est pas une banque", a
déclaré Simon Maughan, responsable de la recherche chez OTAS Technologies.
    Les titres de la compagnie d'électricité PPC et du port du Pirée
 se sont effondrés respectivement de 13,93% et 7,32% après l'annonce
par le nouveau gouvernement grec du gel de leur privatisation.
    Par effet de contagion, les Bourses des pays dits de la périphérie de la
zone euro ont davantage souffert que les autres, en particulier que la place de
Francfort, où le titre de Lanxess a bondi de 7,62% après l'annonce
d'un bénéfice supérieur aux attentes par le leader mondial de la fabrication de
caoutchouc.
    L'action Electrolux (+12,13%) caracole en tête des hausses du
Stoxx 600 après que le groupe d'électroménager suédois a fait état de résultats
trimestriels légèrement meilleurs que prévu. 
    La perspective d'un affrontement entre Athènes et ses créanciers fait
remonter les rendements des obligations grecques, celui à 10 ans 
bondissant de quasiment 100 points de base à 10,7%.
    Selon le broker Tradeweb, près d'un quart de l'ensemble des obligations
d'Etat émises par les pays de la zone euro affichent pourtant des rendements
négatifs en raison du lancement par la Banque centrale européenne d'un vaste
programme de rachats d'actifs, y compris des dettes souveraines. 
    L'euro évolue peu aux alentours de 1,1340 dollar dans l'attente, à 19h00
GMT, des conclusions de la première réunion cette année du comité de politique
monétaire de la Réserve fédérale, qui ne devraient guère faire évoluer les
attentes des investisseurs quant au calendrier de relèvement des taux de la Fed.
    Les cours du pétrole reculent à nouveau après l'annonce que les stocks de
brut aux Etats-Unis avaient atteint un nouveau record la semaine dernière.
. Le Brent de la mer du Nord cède 1,5% à 48,85 dollars le
baril.    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison)