Grèce-Le gouvernement français exclut toute annulation de dette

mercredi 28 janvier 2015 13h28
 

PARIS, 28 janvier (Reuters) - Le gouvernement français a exclu mercredi toute annulation de dette grecque après la nomination comme Premier ministre d'Alexis Tsipras, leader d'une gauche radicale qui a promis aux Grecs d'obtenir l'allègement du fardeau du pays.

"Il a été réaffirmé qu'il y avait pas de perspective d'annulation, mais une discussion s'engagera", a déclaré à l'issue du conseil des ministres le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Des personnalités socialistes et du gouvernement comme Matthias Fekl, le secrétaire d'État au Commerce extérieur, ont salué "l'espoir" créé par la victoire de Syryza, mais la ligne du gouvernement français reste d'une grande prudence.

Si Paris se refuse à l'idée de tirer un trait sur ses créances de 42 milliards d'euros, il a, par la voix de son ministre de Finances, accepté d'ouvrir des négociations.

"Il y a des choses à discuter avec le gouvernement grec pour leur permettre d'avoir une dette plus soutenable, plus facile à rembourser", a dit sur RTL Michel Sapin pour qui "ce sont des discussions qui ont lieu normalement avec des pays qui sont dans des situations comme celle-ci".

Comme la France, les institutions européennes et les Etats membre de l'Union européenne se sont montrés disposés à donner un nouveau délai à la Grèce pour rembourser ses dettes mais refusent en bloc tout effacement partiel de ces dernières.

François Hollande entend néanmoins s'entretenir directement avec Alexis Tsipras à Paris avant que ce dernier ne fasse son baptême de feu européen au Conseil européen du 12 février, a indiqué Stéphane Le Foll. (Julien Ponthus et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)