LEAD 1-Pékin tablerait sur 7% de croissance environ en 2015-sces

mercredi 28 janvier 2015 09h44
 

par Kevin Yao

PEKIN, 28 janvier (Reuters) - La Chine compte ramener son objectif de croissance à 7% environ cette année, au plus bas depuis onze ans, ont déclaré des sources, Pékin tentant de concilier ralentissement de la croissance, créations d'emplois et réformes destinées à libéraliser le fonctionnement de l'économie.

L'objectif de croissance, conforme aux attentes du marché, doit être annoncé par le Premier ministre Li Keqiang lors de la session parlementaire annuelle en mars.

Il a été endossé par le parti et les autorités économiques et monétaires lors d'une réunion à huis clos de la Conférence centrale annuelle sur l'économie en décembre, ont dit à Reuters plusieurs personnes au fait de cette réunion et de son issue.

"L'objectif de croissance économique de cette année sera de l'ordre de 7% mais 7% serait un minimum", a dit l'une des sources, un économiste chargé de conseiller le gouvernement. "Le gouvernement devra réaliser l'équilibre entre croissance économique, emploi et réformes structurelles cette année", a-t-il ajouté.

L'expression "de l'ordre de" pour qualifier l'objectif de croissance avait déjà été employée l'an passé par les autorités, montrant qu'elles n'étaient pas liées par un chiffre bien déterminé. De fait, même si l'objectif a été endossé en décembre, il pourrait encore changer d'ici la session parlementaire.

L'Office d'information du Conseil d'Etat, le département des relations publiques du gouvernement, n'a fait aucun commentaire à ce sujet.

Officiellement, le ralentissement de la croissance s'explique par les réformes visant à assurer une croissance plus pérenne mais il est redouté qu'un fort ralentissement n'induise des pertes d'emplois et des défauts de paiement.

La course à la croissance des dernières années a débouché sur un excès d'investissement dans certains secteurs et sur un gonflement de la dette des collectivités locales. Quelque 7.000 milliards de dollars ont ainsi été dépensés en pure perte depuis 2009 dans des investissements sans intérêt, avait dit en 2014 un économiste et responsable gouvernemental.   Suite...