** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

lundi 26 janvier 2015 13h30
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS/LONDRES, 26 janvier (Reuters) - Les grandes Bourses européennes ont
pour la plupart effacé leurs pertes de début de journée après la large victoire
du parti de gauche anti-austérité Syriza aux élections législatives de dimanche
en Grèce, mais la Bourse d'Athènes reste orientée en baisse dans un marché
volatil. 
    À Paris, l'indice CAC 40 grignotte 0,07% à 4.644,01 points à 12h00
GMT après avoir gagné près de 6% la semaine dernière. À Francfort, le Dax
 avance de 0,72% tandis que qu'à Londres, le FTSE recule de
0,46%, alourdi par les minières. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 
progresse de 0,23% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,16%.    
    Les pays du sud de la zone euro affichent les plus faibles performances,
avec Lisbonne et Milan en légère baisse dans le sillage
d'Athènes qui perd encore près de 2% après avoir lâché plus de 5% en
début de séance.
    Sauf à Athènes, l'accès de faiblesse n'aura duré qu'environ deux heures, un
signal fort de la confiance des investisseurs dans le plan massif de rachats
d'actifs annoncé par la Banque centrale européenne (BCE) la semaine dernière.
    Toutefois, l'euro regagne du terrain, vers 1,1225 dollar, les investisseurs
ayant choisi de prendre leurs bénéfices après sa forte chute des deux derniers
jours qui l'a entraîné brièvement sous la barre de 1,11 dollar. 
    Quelques heures seulement après sa très nette victoire, le parti de la
gauche radicale a conclu un accord de gouvernement avec le mouvement des Grecs
indépendants, ce qui lui permettra d'entamer rapidement les négociations avec
les créanciers internationaux d'Athènes. Syriza a obtenu
dimanche 36,3% des voix selon des résultats quasi définitifs, mais avec 149
députés, il lui manque deux sièges pour avoir la majorité absolue.
    "Aujourd'hui, la nouvelle c'est qu'il y a un gouvernement, ce qui est un peu
rassurant. Nous avons dit que la volatilité serait le maître mot du jour et de
fait le marché devrait fluctuer dans les deux sens", estime Vangelis Karanikas,
responsable de la recherche chez Euroxx Securities à Athènes.
    La baisse des titres grecs ne suffit pas à effacer les gains de la semaine
dernière, en perspective d'un nouveau programme de soutien de la croissance de
la BCE. L'indice ATG affiche toujours un gain de près de 5% sur sept jours.
    "Même si 'Grexit' (une sortie de la Grèce) n'est pas à l'ordre du jour, nous
ne pouvons pas écarter le risque d'une montée des tensions dans les mois à venir
 au sujet du plan d'austérité, ainsi que dans le cadre d'éventuelles
négociations sur la dette grecque", dit John Plassard, trader chez Mirabaud
Securities à Genève. "La vraie crainte est que les négociations avec la Grèce
pour adoucir le l'austérité n'incitent d'autres pays de la zone euro à demander
la même chose."
    Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem s'est dit prêt à des
discussions avec la nouvelle majorité en Grèce mais a relevé qu'il y avait "très
peu" de soutien en faveur d'un effacement d'une partie de la dette, une option
que Berlin à d'ores et déjà exclu.  
    Les indices panaeuropéens des ressources de base et de l'énergie
 perdent encore plus de 1% tandis que l'indice bancaire (-0,25%)
a bien réduit ses pertes en dépit d'une chute de plusieurs banques grecques.
    A la distribution, le belge Delhaize s'adjuge 5% après avoir fait
état d'une croissance du chiffre d'affaires supérieure aux attentes aux
Etats-Unis au quatrième trimestre et d'une baisse des ventes moins forte
qu'attendu en Belgique.   
    Aer Lingus gagne 3,3% après avoir confirmé examiner une nouvelle
offre d'achat d'International Consolidated Airlines Group (IAG) 
(-1,66%), qui propose désormais 2,55 euros par action, soit 1,3 milliard d'euros
au total, pour reprendre la compagnie aérienne irlandaise. C'est
la troisième tentative d'IAG pour racheter son concurrent irlandais.            
    Sur le marché obligataire, le rendement de la dette grecque à 10 ans remonte
sans excès, de 38 points de base à 9,14%, après la victoire plus large que prévu
de Syriza, tandis que le rendement de la dette souveraine des autres Etats de la
périphérie de la zone euro sont retombés vers leurs plus bas record.
    Le pétrole est reparti à la baisse après un bref rebond en raison de
l'incertitude liée au décès du roi Abdallah d'Arabie saoudite et l'accession au
trône de son frère Salman. Le baril de Brent perd 1,37% à 48,12 dollars.
    Après la BCE, les investisseurs seront suspendus cette semaine aux annonces
de la Réserve fédérale américaine à l'issue de sa réunion de politique
monétaire. Ils s'attendent à ce qu'elle déclare mercredi, à l'issue de deux
jours de réunion, que les risques économiques mondiaux ne remettent en cause ni
la reprise outre-Atlantique ni ses propres projets monétaires. 
    En attendant, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en
légère baisse à Wall Street.    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux :   

 (Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, Blaise Robinson et Alistair Smout, Juliette
Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)