LEAD 1-Samaras et Syriza se disent confortés par la BCE

jeudi 22 janvier 2015 18h00
 

(Actualisé avec réaction de Syriza, sondages)

ATHENES, 22 janvier (Reuters) - Le Premier ministre grec et le parti de la gauche radicale se sont efforcés de tourner à leur avantage la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de racheter de la dette souveraine, jeudi, alors que Syriza accroît son avance dans les sondages à trois jours des élections législatives anticipées.

Antonis Samaras a été le premier à réagir à l'annonce de la BCE en estimant que la Grèce ne pourrait pas bénéficier de ce programme de rachat de dette si elle ne trouve pas un terrain d'entente avec ses créanciers sur le plan d'aide actuel.

"La décision prise aujourd'hui par la Banque centrale européenne rend évident le fait que si nous n'achevons pas avec nos créanciers l'examen du programme actuel, qui prend fin dans un mois, nous serons exclus", a dit le Premier ministre grec au cours d'une intervention télévisée.

Syriza a aussitôt riposté en estimant que le programme de la BCE a "démenti tous ceux qui ont semé la peur et la panique".

"C'est une décision importante dont le prochain gouvernement grec tirera avantage pour le bénéfice du pays", a assuré le parti de la gauche radicale dans un communiqué.

La BCE a annoncé jeudi l'injection de centaines de milliards d'euros dans le système financier européen via notamment le rachat d'obligations d'Etat.

Les pays comme la Grèce bénéficiant d'une assistance financière internationale seront éligibles à ce programme à condition que leurs créanciers (BCE, Commission européenne et Fonds monétaire international) rendent un avis positif sur le respect par ces pays des conditions associées au versement de cette aide.

Or Syriza, en tête des intentions de vote devant les conservateurs d'Antonis Samaras, ne veut pas achever l'examen en cours et souhaite revenir sur les politiques d'austérité mises en oeuvre parallèlement au versement de l'aide internationale.   Suite...