LEAD 1-Merkel minimise la portée d'un QE de la BCE

lundi 19 janvier 2015 21h16
 

(Actualisé avec nouvelles citations)

BERLIN/ESCHBORN, Allemagne, 19 janvier (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est employée lundi à minimiser l'impact probable du lancement par la Banque centrale européenne d'un plan massif d'achats de titres sur les marchés et celui des élections de dimanche en Grèce, tout en rappelant la nécessité de poursuivre les réformes.

La Banque centrale européenne (BCE) pourrait annoncer jeudi un programme de plusieurs centaines de milliards d'euros de rachats d'obligations d'Etat pour soutenir l'activité et redresser l'inflation dans la zone euro, malgré les réticences de l'Allemagne face à une telle politique dite d'"assouplissement quantitatif" (QE).

Trois jours plus tard, dimanche, des élections législatives anticipées sont organisées en Grèce, où Syriza, formation hostile aux politiques d'austérité, est en tête des intentions de vote.

"Je n'ai qu'une requête (...) et elle s'adresse à tous les représentants de la BCE: il faut éviter qu'une mesure prise par la BCE, dans quelque domaine que ce soit, se traduise par l'impression que ce qui est nécessaire en matière budgétaire et en matière de compétitivité peut être relégué au second plan", a-t-elle déclaré devant un parterre d'homme d'affaires au siège de Deutsche Börse, l'exploitant de la Bourse de Francfort.

Mario Draghi, le président de la BCE, assistait à l'événement.

"La pression en faveur d'une amélioration de la compétitivité en Europe doit être maintenue, sinon rien, je dis bien rien, ne pourra nous aider", a ajouté la chancelière.

Quelques heures auparavant à Berlin, elle avait jugé que cette semaine ne serait pas "décisive" pour l'euro.

"J'ai toujours dit que la crise de l'euro n'était toujours pas complètement surmontée. Cela était valable la semaine dernière, au cours des dernières semaines de 2014 et c'est aussi valable pour les semaines à venir", avait-elle expliqué.   Suite...