Lagarde met en garde la Grèce contre une restructuration

lundi 19 janvier 2015 08h56
 

DUBLIN, 19 janvier (Reuters) - La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, prévient lundi la Grèce qu'une restructuration de sa dette aurait des conséquences.

"En principe, les efforts collectifs sont les bienvenus mais dans le même temps, une dette est une dette, c'est un contrat", explique-t-elle dans les colonnes du quotidien irlandais The Irish Times.

"Un défaut, une restructuration, une modification de ses termes ont des conséquences sur la signature d'un pays et sur la confiance accordée à cette signature", poursuit-elle.

A six jours des législatives anticipées de dimanche, les sondages donnent le parti de la gauche radicale grecque Syriza en tête des intentions de vote. Le parti d'Alexis Tsipras veut revenir en partir sur les politiques d'austérité mises en place dans le cadre des plans d'aide financière et renégocier la dette publique grecque, qui atteint 175% de son Produit intérieur brut. (voir )

Tsipras prône, au nom de la solidarité, l'organisation d'une conférence internationale sur la dette grecque à l'image de la conférence de Londres qui a débouché en 1953 sur l'effacement de la moitié des dettes de l'Allemagne de l'Ouest après la Deuxième Guerre mondiale.

Depuis le début de la crise de la dette, la Grèce a bénéficié de deux plans d'aide internationale d'un montant total de 240 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

En contrepartie, elle a mis en oeuvre une politique d'austérité et une série de réformes que Syriza entend modifier. (Padraic Halpin; Henri-Pierre André pour le service français)