** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mercredi 14 janvier 2015 18h05
 

PARIS, 14 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé mercredi
en fort repli, plombées par un regain d'aversion généralisée au risque
conduisant au recul des ressources de base après la révision à la baisse des
prévisions de croissance de la Banque mondiale.
    Les valeurs bancaires ont également souffert dans le sillage de la
publication des résultats de JPMorgan, la première banque américaine par
ses actifs, qui a fait état d'une baisse de 6,6% de son bénéfice trimestriel,
conséquence de charges pour litiges de plus d'un milliard de dollars (850
millions d'euros). 
    À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 67,04 points, soit -1,56%,
à 4.223,24 points. Le Footsie britannique, particulièrement affecté par
les valeurs minières, a abandonné 2,35% et le Dax allemand 1,25%. Les
indices EuroStoxx 50 % et FTSEurofirst 300 ont
respectivement reflué de 1,41% et de 1,49%. 
    Au moment de la clôture en Europe, les indices boursiers américains étaient
également dans le rouge, pénalisées par les chiffres décevants des ventes au
détail en décembre aux Etats-Unis et les résultats des banques..
Le Dow Jones perdait 1,25%, le S&P-500 0,94% et le Nasdaq 
0,64%.
    La Banque mondiale a réduit mardi ses prévisions de croissance de l'économie
mondiale en 2015 en raison d'une conjoncture morose dans la zone euro, au Japon
et sur certains marchés émergents 
    Cette révision a réveillé les craintes que les bienfaits de la baisse du
coût du pétrole ne soit annulés par une conjoncture anémique et la menace de
déflation. 
    Les pertes ont toutefois été limitées par l'espoir des marchés que la Banque
centrale européenne (BCE) annonce dès sa réunion du 22 janvier un programme
d'assouplissement quantitatif. 
    L'avocat général de la Cour européenne de Justice (CJUE) a validé mercredi
le programme d'opérations sur titres (OMT) de la BCE lui permettant d'acheter
sous certaines conditions des obligations d'Etat de pays la zone euro, sous la
réserve qu'elle ne soit pas directement impliquée dans un programme d'aide dont
bénéficieraient les pays concernés. 
    L'annonce de cet avis a entraîné une baisse des rendements des obligations
souveraines de plusieurs pays de la zone euro, qui ont touché mercredi de
nouveaux plus bas record. Le rendement du Bund à 10 ans est tombé
à 0,424% et celui de l'OAT française de même maturité à 0,658%. 
    Sur le marché des changes, l'euro est passé pour la première fois
depuis neuf ans sous le niveau de la première cotation de son histoire, le 4
janvier 1999, à 1,1747 dollar. 
    Conséquence de la révision à la baisse des perspectives économiques de la
Banque mondiale, les cours des métaux ont accentué leurs pertes. 
    Le cuivre (-5,23%), considéré comme un baromètre de la production
industrielle, se traite à un creux de cinq ans et demi, entraînant dans son
sillage les valeurs minières comme Glencore (-9,27%), Anglo American
 (-8,99%) et Antofagasta (-4,79%). 
    A Paris, ArcelorMittal, plus forte baisse du CAC 40, affiche une
perte de 5,88%, suivi d'EDF (-5,81%) et de GDF-Suez (-3,33%).
    Sur le plan sectoriel, tous les indices ont fini dans le rouge, les
ressources de base (-5,23%), l'énergie (-2,65%), les "utilities"
 (-2,07%) et les banques (-2,06%) affichant les plus importants
replis du Stoxx 600. 
    Le baril de Brent, en repli de près de 20% depuis le début de
l'année, se traite à 46,18 dollars (-0,88%).  
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
    

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Patrick Vignal)