Royal évoque la construction de nouvelles centrales nucléaires

mardi 13 janvier 2015 14h49
 

PARIS, 13 janvier (Reuters) - De nouvelles centrales nucléaires devront être construites en France pour assurer le remplacement d'une partie du parc actuel vieillissant, déclare Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, ce qui constitue la première déclaration officielle d'un membre du gouvernement en faveur de cette option.

"Il faut (...) programmer la construction d'une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées", dit-elle dans un entretien publié mardi sur le site du magazine l'Usine nouvelle. (bit.ly/1DD6haj)

La nouvelle loi sur la transition énergétique, qui est actuellement examinée par le Sénat après avoir été adoptée l'an dernier par l'Assemblée nationale, prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% en 2025.

Elle instaure également un plafonnement de la capacité de production nucléaire française à son niveau actuel de 63 gigawatts et implique donc la fermeture de deux réacteurs nucléaires lors de la mise en service da la première centrale de nouvelle génération (EPR), prévue à Flamanville (Manche) en 2017.

Sans s'engager formellement, Ségolène Royal réaffirme "qu'à ce stade" la première centrale à fermer devrait être celle de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne, "puisqu'il n'y a pas d'autres propositions sur la table".

Vers 14h30, le titre EDF (+3,4% à 22,21 euros) enregistrait l'une des plus fortes progressions du CAC 40, à la suite de ces propos.

Mark Lewis, analyste chez Kepler Cheuvreux à Paris, estime que ces déclarations traduisent une modification substantielle de la position jusqu'ici très prudente affichée par Ségolène Royal et par le gouvernement sur ce sujet.

"Le problème, c'est qu'une centrale de nouvelle génération n'est pas rentable en dessous d'un prix de 100 euros par Megawatt/heure, il suffit de regarder le prix garanti par le gouvernement britannique à EDF pour Hinkley C", ajoute-t-il toutefois.

Pour cette centrale dont il sera l'opérateur, EDF bénéficiera d'un prix garanti de 92,50 livres (119 euros) par MW/h durant 35 ans, soit plus du double du prix actuel du marché.   Suite...