** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

lundi 12 janvier 2015 18h13
 

PARIS, 12 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse
lundi à l'exception de la place de Londres, marquée par le nouveau recul des
cours du pétrole, dans un contexte de grande volatilité dans l'attente d'une
initiative de la Banque centrale européenne (BCE) et des élections législatives
en Grèce.
    À Paris, l'indice CAC 40 a pris 1,18% (49,17 points) à 4.228,24
points.  Le Dax allemand a gagné 1,38% tandis que l'indice EuroStoxx 50
 a fini en hausse de 1,36% et le FTSEurofirst 300 de 0,56%.
    Le Footsie britannique a en revanche fini quasiment inchangé, avec
un gain de 0,28 point ne se traduisant par aucune variation de pourcentage.
    La Bourse de Londres est particulièrement exposée aux valeurs énergétiques,
une nouvelle fois plombées par la chute des cours du pétrole.
    Le Brent de la mer du Nord perdait aux alentours de 5% au moment de
la clôture en Europe, sous les 48 dollars le baril. Il a chuté jusqu'à 47,48
dollars le baril en cours de séance, tandis que le brut léger américain a
touché un plus bas de près de six ans à 46,15 dollars le baril.
    Cette nouvelle baisse est liée à la publication d'une étude de Goldman
Sachs, qui a fortement revu à la baisse ses prévisions de cours. 
    La faiblesse du pétrole, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis
juin 2014, pèse sur Wall Street, où les indices restent sur la tendance négative
du début d'année à l'entame de la saison des résultats.
    L'ouverture en baisse de Wall Street a provoqué un bref accès de faiblesse
des Bourses européennes, qui ont intégralement effacé leurs gains de la journée
avant de finalement confirmer leur rebond du jour en fin de séance.
    "Attendez-vous à ce que la volatitité demeure à court terme sur les marchés
d'actions européens", a dit Lex van Dam, gérant du fonds spéculatif Hampstead
Capital LLP.
    Les grandes échéances attendues par les investisseurs sont la prochaine
réunion de la BCE le 22 janvier et les élections législatives en Grèce trois
jours plus tard. La première pourrait déboucher sur des rachats de dettes
souveraines afin de relancer l'activité et de redresser l'inflation dans la zone
euro, tandis que le scrutin grec pourrait porter au pouvoir le parti de la
gauche radicale Syriza, hostile aux politiques d'austérité associées à l'aide
financière internationale fournie à la Grèce.
    Les dirigeants européens s'efforcent toutefois de minimiser le risque d'une
sortie de la Grèce de la zone euro, ce qui, couplé à de possibles rachats
d'obligations d'Etat par la BCE, a ramené le rendement de l'emprunt grec à 10
ans à 9,55% après un pic à 11% la semaine dernière.
    Les investisseurs ne croient de toute façon pas à un risque de contagion et
les rendements des autres pays dits "périphériques" de la zone euro ne sont
guère affectés par la situation grecque. 
    Dans ce contexte, l'euro reste peu ou prou au niveau qui est le sien depuis
plusieurs séances, aux alentours de 1,1825 dollar.
    Aux valeurs, le titre SAP a réalisé la meilleure performance de l'indice
EuroStoxx 50, avec un gain de 4,62% à 57,05 euros à la Bourse de Francfort.
L'éditeur allemand de progiciels a annoncé un bénéfice d'exploitation en hausse
de 1% pour le quatrième trimestre et apaisé les craintes de nouvelles baisses de
ses marges bénéficiaires. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Bertrand Boucey pour le service français)