France-Le poids-lourd veut croire à une embellie malgré le BTP

jeudi 8 janvier 2015 14h27
 

PARIS, 8 janvier (Reuters) - Les constructeurs de poids-lourds veulent croire à une embellie en France en 2015, après une année difficile pour le secteur, malgré les inconnues que la crise du BTP fait encore planer sur la demande de camions neufs.

La profession, représentée essentiellement par Renault Trucks, filiale de Volvo, par Daimler, Scania (groupe Volkswagen ), Iveco (CNH Industrial ) ou DAF, a dit jeudi tabler sur un rebond des immatriculations de véhicules de plus de cinq tonnes cette année, après une chute de plus de 13% à 37.600 unités en 2014.

La Csiam (Chambre syndicale internationale de l'automobile et du motocyle) et le cabinet d'analyse économique BIPE anticipent ainsi en 2015 une hausse de 9% des immatriculations de véhicules de plus de cinq tonnes à 41.000 unités, tout en précisant qu'il s'agit d'un scénario optimiste.

"C'est peut-être un haut de fourchette", a souligné lors d'une conférence de presse Thierry Archambault, président délégué de la Csiam, les prévisions des constructeurs présents allant de 41.000 unités pour Daimler à 38.500 pour Iveco.

L'année 2014 a été faussée en partie par le renouvellement accéléré des flottes l'année précédente sur fond de durcissement des normes de motorisation, mais la France reste structurellement à la traîne du marché européen.

La profession compte toutefois en 2015 sur la consommation des ménages, soutenue par les prix bas et alimentée par le transport routier de marchandises.

"Si les ménages consomment, ils n'investissent pas, notamment en logement", a précisé cependant Thierry Archambault.

La demande de camions de chantier pour le secteur du BTP constitue ainsi une des grandes inconnues de l'année, de même que les commandes de cars scolaires par des collectivités locales très contraintes financièrement.

Reflet de ce manque de visibilité, le dernier observatoire du véhicule industriel de BNP Paribas, publié jeudi également, table au mieux sur une hausse de 4% du marché à 39.000 unités en 2015, et au pire sur une baisse de 2% à 37.000 véhicules. (Gilles Guillaume, édité par Benjamin Mallet)