January 6, 2015 / 4:23 PM / in 3 years

TAUX-Les rendements obligataires français et allemands au plus bas

3 MINUTES DE LECTURE

par Raoul Sachs

PARIS, 6 janvier (Reuters) - Les rendements obligataires français et allemands ont poursuivi mardi leur détente et touché de nouveaux plus bas historiques mais si la question de la Grèce était lundi à l'origine du mouvement, c'est davantage la décrue de l'inflation et la chute des cours du pétrole qui en a été cette fois le principal moteur.

Le taux du Bund allemand à 10 ans est tombé à un plus bas à 0,442% contre un précédent plus bas lundi à 0,492% et celui de l'OAT française à 0,719% contre 0,778%.

Même chose sur la maturité 5 ans : le taux allemand est descendu à un nouveau plancher (-0,008% contre -0,002% lundi), l'OAT à 5 ans est resté proche de son plus bas record touché lundi (0,128%).

Alors que les craintes de retour de la crise de la dette en zone euro ont provoqué une tension sur les emprunts d'Etat italiens et espagnols, ceux-ci se sont détendus mardi. Le taux à 10 ans italien s'est détendu de 3 points de base à 1,8% et le rendement espagnol de même durée s'est détendu de 2 pdb à 1,583%.

"Hier, c'est la Grèce qui a déclenché la baisse de rendement du Bund, aujourd'hui c'est l'inflation très faible et la chute des cours du pétrole qui expliquent l'aplatissement de la courbe des taux", souligne Patrick Jacq, stratégiste taux chez BNP Paribas.

Il ajoute que les anticipations d'inflation sur le marché des obligations indexées sur les indices de prix de la zone euro n'ont jamais été aussi basses.

Il estime que le taux du Bund 10 ans va rester sous 0,5% au moins jusqu'à la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne le 22 janvier, qui pourrait décider d'un programme de rachats d'obligations souveraines (QE).

"L'année est nouvelle mais l'environnement ne l'est pas : les investisseurs vivent toujours dans un monde de répression financière", écrivent les stratégistes taux de la Société générale dans une note, faisant allusion au rendement quasi nul des Bunds.

Patrick Jacq estime que la BCE n'a pas beaucoup de choix si ce n'est d'acheter des emprunts d'Etat de bonne qualité et qui offrent une liquidité que l'on ne trouve pas sur le marché secondaire du crédit.

Reste à savoir si les banques et les assurances qui détiennent un bon tiers des emprunts d'Etat de la zone euro voudront les céder à la BCE.

"L'objectif de la BCE, c'est d'inciter les investisseurs à vendre ce qu'ils ne veulent pas vendre et à acheter ce qu'ils ne veulent pas acheter" (des actifs risqués, NDLR), dit le stratégiste de BNP Paribas. (Edité par Dominique Rodriguez)

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