** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mardi 6 janvier 2015 18h21
 

PARIS/LONDRES, 6 janvier (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en
baisse mardi, prolongeant leur recul de la veille, dans des marchés qui restent
fragilisés par la chute persistante des cours du pétrole et les inquiétudes sur
l'avenir de la Grèce en zone euro.  
    Ces facteurs de risque ont favorisé une fuite vers les actifs les plus sûrs
comme l'or, le yen et les obligations souveraines les mieux notées.    
    À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,68% à 4.083,50
points au lendemain d'une chute de 3,31%. Le Footsie britannique a lâché
0,79% mais le Dax allemand a limité sa perte à 0,04%.
    L'indice EuroStoxx 50, en baisse de 3,7% lundi, a encore cédé
0,50% et le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,59%. 
    L'indice des valeurs technologiques, plombé par ASML et
SAP et celui des loisirs et des transports ont accusé les plus
fortes baisses sectorielles, avec un recul de 1,92% dans les deux cas, devant
les bancaires (-1,48%) au sein desquelles BNP Paribas a perdu
2,62%. 
    A la clôture en Europe, le Dow Jones et le Standard & Poor's 500 perdaient
autour de 1% à New-York.
    Sur le plan macroéconomique, les nouvelles baisses de prix consenties par
les entreprises du secteur privé n'ont pas réussi à relancer l'activité en
décembre dans la zone euro et le dernier trimestre de 2014 devrait se solder par
une croissance quasi-nulle, selon les résultats définitifs des enquêtes Markit.
 
    Les indicateurs d'activité dans les services aux Etats-Unis n'ont pas
rassuré les investisseurs, avec un ralentissement plus fort que prévu des deux
indices PMI - ISM et Markit - en décembre.  
    Aux valeurs, Fiat Chrysler Automobiles, le groupe européen coté le
plus exposé au marché américain, a pris 1,58% après l'annonce d'une hausse de
11% des ventes de voitures aux Etats-Unis le mois dernier.      
  
    Les cours du brut ont poursuivi leur glissade, en recul d'environ 55% depuis
juin, à de nouveaux plus bas de cinq ans et demi, une chute qui accentue les
craintes de déflation et de faibles résultats pour les groupes pétroliers.
    Le baril de Brent est tombé jusqu'à 51,23 dollars dans la matinée,
pour la première fois depuis mai 2009, et perdait encore 3,16% à 51,46 dollars
au moment de la clôture européenne. Le brut léger américain chutait
encore de son côté de 3,66%, à 48,21 dollars.    
    L'indice des valeurs liées à l'énergie a toutefois repris un peu de terrain
après son repli de 4,9% lundi. Eni a regagné 1,35% après avoir chuté de
8,36% la veille et Total a fini stable après avoir perdu près de 6%. 
    L'or a atteint un pic de trois semaines, à 1.214,40 dollars l'once,
profitant comme le yen de son statut de valeur refuge face au dollar et à
l'euro.     
    Sur le marché obligataire, les rendements allemands et des Etats du coeur de
la zone euro sont tombés à des plus bas historiques en réaction à l'incertitude
politique en Grèce et aux anticipations d'un nouvel assouplissement de la
politique de la Banque centrale européenne (BCE). De même, les
rendements de la dette américaine et japonaise sont passés pour la première fois
sous la barre de 1%, profitant de la quête de sécurité des investisseurs.
    Le parti de gauche anti-austérité Syriza, donné favori aux élections
législatives anticipées du 25 janvier en Grèce, s'est engagé à renégocier les
conditions du plan de sauvetage du pays de 240 milliards d'euros mis en place
par l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).
    Les économistes attendent la publication mercredi d'une inflation négative
en zone euro pour le mois de décembre, pour la première fois depuis 2009, après
l'annonce lundi d'une inflation allemande à 0,1%, ce qui devrait renforcer la
pression sur la BCE pour un nouvel assouplissement de sa politique monétaire. 
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)