LEAD 1-Sommet Hollande-Merkel sur l'Europe dimanche à Strasbourg

lundi 5 janvier 2015 11h42
 

(Actualisé avec rencontre à Strasbourg, citations)

PARIS, 5 janvier (Reuters) - François Hollande rencontrera Angela Merkel dimanche à Strasbourg afin de faire progresser la "convergence" des deux pays sur les dossiers européens, dont la situation de la Grèce quelques semaines avant les élections législatives dans ce pays.

"Je vais rencontrer Madame Merkel dimanche", a dit lundi sur France Inter le président français, qui a précisé que le président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, était à l'initiative de cette rencontre.

L'Elysée a précisé que la rencontre aurait lieu à Strasbourg, peut-être sous la forme d'un dîner informel consacré aux questions européennes et à la relation bilatérale.

La France appelle régulièrement l'Allemagne à apporter un soutien plus fort à la croissance compte tenu de ses excédents financiers, mais Berlin estime que Paris doit faire plus d'efforts pour dynamiser son économie et réduire ses déficits.

Selon le président français, les positions des deux pays, souvent présentées comme antagonistes sur la question de l'austérité et des politiques économiques, se rapprochent.

"Nous essayons de trouver la convergence", a-t-il dit tout en marquant sa différence avec certaines voix conservatrices qui se font entendre en Allemagne au sujet de la Grèce, qui doit selon lui choisir librement son destin sans pressions extérieures lors des élections du 25 janvier.

"Les Grecs sont libres de décider souverainement de leur gouvernement (...), quant à l'appartenance de la Grèce à la zone euro, c'est à la Grèce seule d'en décider", a-t-il ajouté.

Le gouvernement allemand souhaite que la Grèce reste dans la zone euro et n'a pas établi de plan pour anticiper le cas contraire, a assuré dimanche le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, répliquant au magazine Der Spiegel selon lequel Berlin pense que la zone euro saura faire face à une éventuelle sortie de la Grèce.

François Hollande a estimé que le nouveau gouvernement grec devrait respecter les engagements pris par ses prédécesseurs, notamment en matière de remboursement de la dette.

Le parti de gauche radicale Syriza, qui veut sortir des politiques d'austérité, est donné favori des législatives par les enquêtes d'opinion avec une avance réduite sur Nouvelle démocratie, le mouvement du Premier ministre Antonis Samaras. (Julien Ponthus et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)