Sanctions US contre la Corée du Nord après le piratage de Sony

samedi 3 janvier 2015 00h44
 

(Actualisé avec précisions, déclarations)

HONOLULU/WASHINGTON, 3 janvier (Reuters) - L'administration américaine a annoncé vendredi des sanctions contre la Corée du Nord en riposte au piratage informatique dont a été victime fin novembre le studio hollywoodien Sony Pictures Entertainment, filiale du groupe japonais Sony.

"En réponse aux nombreuses provocations du gouvernement de la république populaire démocratique de Corée, notamment la récente cyber-attaque visant Sony Pictures Entertainment et les menaces contre les salles de cinéma, le président Obama a signé aujourd'hui un décret présidentiel autorisant la prise de sanctions contre le gouvernement nord-coréen et le Parti des travailleurs de Corée", peut-on lire dans un communiqué du département américain du Trésor.

Ces nouvelles sanctions visent trois entités, dont les services de renseignements militaires de Pyongyang, ainsi que dix personnalités ayant des liens avec les ventes d'armes.

Les sanctions financières se sont montrées efficaces contre l'Iran et la Russie mais elles ont eu un impact limité sur la Corée du Nord, qui fait l'objet de sanctions de la part des Etats-Unis depuis plus de 50 ans.

"Ce n'est pas comme s'ils voyageaient beaucoup à l'étranger en Europe de l'Ouest ou aux Etats-Unis ou s'ils avaient des milliards de dollars dans les banques occidentales", explique Joel Wit, du groupe 38North, qui fait partie de l'US Korea Institute à l'université John Hopkins de Washington.

Le département du Trésor explique ces sanctions au nom de "l'engagement continu des Etats-Unis à tenir la Corée du Nord responsable de ses actions déstabilisatrices, destructrices et répressives, en particulier de ses efforts visant à nuire à la cyber-sécurité des Etats-Unis et à intimider des entreprises et des artistes américains exerçant leur droit à la liberté d'expression".

Pyongyang, accusé par le FBI, a démenti tout lien dans la cyber-attaque contre Sony Pictures.

Des responsables de l'administration Obama ont reconnu qu'il n'était pas prouvé que les entités et les individus visés par ces nouvelles sanctions soient directement impliqués dans la cyber-attaque contre Sony Pictures, qui avait conduit dans un premier temps Sony à renoncer à diffuser le film "The Interview ("L'interview qui tue!").   Suite...