** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la clôture en Europe **

mercredi 31 décembre 2014 16h42
 

PARIS, 31 décembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes ouvertes
mercredi ont terminé la dernière séance de 2014 dans le vert, permettant aux
indices d'afficher de modestes gains sur l'ensemble de l'année ou de limiter
leurs pertes, tandis que Wall Street était également en territoire positif à la
veille du Nouvel An. 
    À Paris, le CAC 40 a fini la séance de mercredi en progression de
27,21 points, soit 0,64% à 4.272,75 points. Le Footsie britannique a
gagné 0,29%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a pris 0,33% et le
FTSEurofirst 300 0,35%, en attendant la fermeture de quelques places de
moindre taille.
    Sur les marchés américains, l'indice Dow Jones gagnait 0,20%, le
Standard & Poor's 500, plus large, 0,12% et le Nasdaq Composite 
prenait 0,28% vers 15h10 GMT. 
    A l'exception notable du Dax 30 à Francfort, l'année aura été
pratiquement blanche pour les places européennes, qui seront fermées jeudi,
comme Wall Street et Tokyo.
    Les marchés américains et asiatiques sont en revanche positifs. L'indice
CSI300 des grandes capitalisations de Shanghai et Shenzhen a par
exemple gagné 51,7% sur l'année et les indices américains
devraient finir 2014 sur une hausse à deux chiffres. 
    Les Bourses de Francfort et de Zurich, fermées mercredi, ont gagné
respectivement 2,7% et 9,5% sur l'ensemble de l'année. 
    En revanche, l'indice FTSE 100 londonien a perdu 2,71% au cours de
2014, pénalisé par le recul des valeurs liées au pétrole et au secteur minier.
 
    L'indice vedette de la Bourse de Paris a de son côté fini l'année à peu près
où il l'a commencée, le CAC 40 ayant reflué de 0,54% en 2014. 
    L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 affiche néanmoins une
performance de +3,9% sur l'ensemble de l'année, porté par le sentiment des
investisseurs que la Banque centrale européenne annoncera au début de l'an
prochain un programme d'assouplissement quantitatif (QE) afin de relancer
l'économie de la zone euro. Une telle politique ferait baisser le rendement des
obligations, rendant plus attractif les marchés d'actions.
    "Notre point de vue est que le QE de la BCE sera annoncé en mars", a déclaré
Phoebus Theologites, directeur des investissements chez Steppenwolf Capital.
"Malgré les objections en Allemagne, nous considérons que le QE est inévitable."
    Selon des experts, l'année 2014 a été marquée par la volatilité sur les
marchés et la quête de rendement a été prépondérante dans un contexte de regain
des risques géopolitiques et économiques. 
    "(...) 2015 s'annonce comme une année pleine de promesses mais d'embûches
également. La situation en Grèce et les cours du pétrole seront les fils rouges
du mois de janvier", commente Thierry Claude, gérant conseils chez Barclays
Bourse. 
    L'indice européen des valeurs de l'énergie, plombé par un cours du
Brent tombé à un plus bas de cinq ans et demi, affiche une perte de plus
de 15% sur l'année. Son homologue sur le S&P 500 est en repli de 9,30%
sur un an. 
    Vers 15h10 GMT, le baril de Brent s'échangeait à 56,53 dollars, en recul de
2,35% et de 48,99% sur l'année, soit son plus fort repli annuel depuis 2008. Le
WTI texan abandonnait 2,14% à 52,98 dollars le baril.  
    Aux valeurs, Schneider Electric a gagné 1,61% mercredi pour former
le trio de tête des hausses du CAC 40 sur la journée avec Safran 
(+1,65%) et Essilor (+2,13).
    Une valeur moyenne se distingue: le groupe de BTP néerlandais Ballast Nedam
 gagne 25,21% à Amsterdam après avoir fait état d'un contact en vue
d'une éventuelle fusion ou OPA.
    Sur le marché des changes, le dollar est bien parti pour terminer 2014 sur
un gain d'environ 12% face à un panier de monnaies de référence, aidé par
les attentes d'un relèvement des taux aux Etats-Unis l'an prochain.
 et 
    Vers 15h10 GMT, l'euro accentue son recul (-0,20%) face au billet
vert à 1,2131, après avoir atteint un plus bas de 29 mois à 1,2119 dollar pour
un euro. 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Francesco Canepa et Sudip Kar-Gupta; Claude Chendjou pour le service français,
édité par Bertrand Boucey)