Syriza en tête des sondages en Grèce mais l'écart se réduit

mercredi 31 décembre 2014 00h55
 

ATHENES, 31 décembre (Reuters) - Le parti de gauche Syriza reste en tête des intentions de vote en vue des élections législatives anticipées du 25 janvier mais son avance sur le parti conservateur Nouvelle démocratie du Premier ministre Antonis Samaras s'est réduite, selon deux sondages publiés mardi.

La formation anti-austérité d'Alexis Tsipras, qui entend renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à Athènes et effacer une partie de la dette, est créditée de 28,1% des intentions de vote par l'institut Marc pour la chaîne Alpha TV.

Nouvelle démocratie est à 25,1%, soit un écart de trois points contre 3,6 points la semaine dernière.

Les socialistes du Pasok, alliés à Samaras au sein de la coalition sortante, s'effondrent pour leur part à 4,6%. Aux précédentes législatives, en juin 2012, le Pasok avait obtenu un peu moins de 13% des voix. En 2009, il frôlait les 44%.

Un autre sondage réalisé par l'université de Macédoine pour la chaîne Skai TV donne Syriza à 29,5% contre 25% pour Nouvelle démocratie, soit un écart de 4,5 points là aussi en baisse - il était de 6,5 points début décembre.

Le parti d'extrême droite Aube dorée est crédité lui de 6% des intentions de vote, devant To Potami, une formation centriste nouvellement créée, et les communistes du KKE, tous deux donnés à 5%. Le Pasok n'obtiendrait que 4% des voix.

Ces sondages sont les premiers publiés depuis que les députés n'ont pu se mettre d'accord sur le futur président de la République, provoquant la dissolution du Parlement et la tenue d'élections législatives anticipées que Samaras a fixées au 25 janvier.

Si Syriza continue de faire la course en tête, aucun parti ne devrait obtenir de majorité absolue dans le futur Parlement.

En outre, d'après le sondage Marc pour Alpha TV, la préférence d'un tiers des personnes interrogées irait à un nouveau gouvernement de coalition conduit par Nouvelle démocratie. Ils ne sont que 23,7% à préférer une coalition autour de Syriza. (Angeliki Koutantou et Renee Maltezou; Henri-Pierre André pour le service français)