Un candidat au conseil d'administration de Sika jette l'éponge

lundi 29 décembre 2014 18h18
 

ZURICH, 29 décembre (Reuters) - Un candidat à un poste d'administrateur du groupe suisse Sika, cible d'une offre de prise de contrôle lancée par Saint-Gobain, a annoncé lundi le retrait de sa candidature, estimant qu'il ne pourrait pas être indépendant.

Cette décision constitue un revers pour la famille Burkard-Schenker, qui contrôle le spécialiste suisse de la chimie de construction et cherche à remplacer trois membres du conseil d'administration hostiles à la vente de ses parts à Saint-Gobain.

Chris Tanner, directeur financier de la société de biotechnologies Cosmo Pharmaceuticals, a déclaré avoir changé d'avis sur son entrée au conseil après avoir, dans un premier temps, accepté l'offre d'Urs Schenker, un membre de la famille Burkard-Schenker qui siège au conseil de Sika, et de Willi Leimer, un autre administrateur de Sika qui préside la holding familiale des Burkard-Schenker.

"Il y a quelques jours, Urs Schenker et Willi Leimer, de vieux amis à moi, m'ont demandé de me rendre disponible pour entrer au conseil d'administration de Sika, qui vient juste d'annoncer un changement de contrôle très controversé", a dit Chris Tanner dans une lettre à ses associés et relations d'affaires.

"J'ai d'abord accepté mais nous sommes ensuite tombés d'accord sur le fait que les assurances que je souhaitais pour garantir mon indépendance ne se concrétiseraient pas; j'ai donc retiré ma candidature", a-t-il ajouté dans cette lettre dont Reuters s'est procuré plusieurs extraits.

En modifiant la composition du conseil de Sika, la famille Burkard-Schenker cherche à combattre l'opposition de celui-ci à la vente de ses parts à Saint-Gobain et donc à accélérer le processus de cession.

La direction de Sika a récemment lancé une série de présentations aux investisseurs pour détailler ce qu'elle présente comme des alternatives au rachat par le spécialiste français de la production, transformation et distribution de matériaux de construction. (Katharina Bart, avec Gilles Guillaume à Paris, Marc Angrand pour le service français)