** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

lundi 29 décembre 2014 13h11
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS, 29 décembre (Reuters) - Les Bourses européennes baissent pour la
plupart à mi-séance lundi dans la crainte d'un regain d'agitation politique en
Grèce après le résultat non concluant du scrutin présidentiel au Parlement, qui
contraint le Premier ministre Antonis Samaras à convoquer des élections à haut
risque.
    Le repli des futures à Wall Street, laissant présager une ouverture en
baisse, pèse aussi sur la tendance dans des volumes étroits de fin d'année.
    La Bourse d'Athènes a perdu jusqu'à 11%, répliquant sa baisse de
12,8% du 9 décembre quand étaient apparues les craintes d'élections anticipées.
L'indice composite de la place grecque perd encore 7% vers 11h50 GMT,
portant son recul à 33% depuis le début de l'année et revenant ainsi à ses
niveaux de 2012.
    Dans son sillage Milan trébuche de 2,34% et Madrid de
1,73%.    
    À Paris, le CAC 40 perd 14,24 points ou 0,33% à ce stade, à 4.281,61
points, alors qu'il avait débuté la séance en hausse après la trêve de Noël. Le
Dax cède 0,63% à Francfort mais le FTSE conserve un gain de
0,16% à Londres, soutenu par les minières qui elles-mêmes profitent du rebond
des cours des matières premières.
    L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 reflue de 0,30% et
l'EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,81%. 
    Au troisième et dernier tour de scrutin organisé au Parlement grec, l'ancien
commissaire européen Stavros Dimas a recueilli 168 voix, comme au deuxième tour
mardi dernier, alors qu'il lui en fallait 180 pour devenir chef de l'Etat.
    Dans la foulée, Antonis Samaras a convoqué pour le 25 janvier des élections
législatives anticipées qui s'annoncent délicates pour le pouvoir en place. Un
sondage publié samedi plaçait en tête le parti anti-austérité Syriza, qui veut
renégocier les conditions du plan d'aide de l'Union européenne et du Fonds
monétaire international. 
    Les marchés redoutent une telle éventualité qui pourrait faire dérailler les
réformes en Grèce et relancer la contestation dans d'autres pays périphériques
comme l'Espagne ou l'Italie. 
    "2015 risque de voir reprendre le débat sur l'austérité, avec la même ligne
de fracture nord-sud", commente Alastair McCaig, analyste chez IG Market à
Londres. "Cela risque de relancer les craintes sur l'avenir de la zone euro et
de remettre en cause le calendrier d'un possible assouplissement quantitatif de
la Banque centrale européenne". 
    Trois grandes banques grecques, la Banque du Pirée, la Banque
nationale de Grèce et Alpha Bank, signent les plus fortes
baisses des valeurs européennes avec des reculs compris entre 14 et 10%, devant
des banques italiennes et espagnoles.
    Le rendement sur les obligations grecques à 10 ans a dans le
même temps bondi de plus de 50 points de base, franchissant la barre des 9% et
entraînant les rendements espagnols et italiens. Le Bund de même échéance,
considéré comme une valeur refuge, a vu à l'inverse son rendement toucher un
nouveau plus bas record de 0,564%.
    L'euro, en hausse de 0,11% à 1,2188 dollar, non loin de ses plus bas de 28
mois touchés la semaine dernière, n'a en revanche pas réagi.
    A Wall Street, les futures laissent anticiper une ouverture en baisse
d'environ 0,2% pour le Dow Jones et le Standard & Poor's 500 après
leurs records de vendredi.
    La séance américaine s'annonce calme en l'absence d'indicateurs économiques,
comme en Europe. Les publications d'indicateurs reprendront mardi avec les prix
dans l'immobilier et l'indice de confiance du consommateur établi par le
Conference Board.
    Les cours du pétrole, de leur côté, repartent à la hausse après deux séances
de baisse et le Brent de mer du Nord, en hausse de 1,2%, a repassé le
cap des 60 dollars le baril. Les affrontements entre factions rivales en Libye
ont causé un incendie à l'un des principaux terminaux pétroliers du pays qui a
entraîné la perte de 800.000 barils de brut, l'équivalent de plus de deux jours
de la production nationale, relançant ainsi les inquiétudes sur l'offre
libyenne.
    Les volumes modiques amplifient toutefois les fluctuations et le Brent reste
en baisse de quelque 50% par rapport à ses pics du mois de juin.
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 
    * Evolution des Bourses européennes en 2014 : link.reuters.com/pap87v

 (Véronique Tison pour le service français)