** LE POINT SUR LES MARCHÉS à la mi-séance en Europe **

mardi 23 décembre 2014 13h13
 

* Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris 
    * Les valeurs à suivre à Wall Street : 

    PARIS, 23 décembre (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont
réduit leurs gains à la mi-journée en raison des préoccupations politiques
croissantes sur la Grèce et après la publication d'indicateurs économiques
mitigés en Europe.  
    À Paris, le CAC 40 avance de 30,88 points, soit 0,73% à 3.170,51
points vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax progresse de 0,26% et à
Londres, le FTSE gagne 0,37%. L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300
 s'adjuge 0,38% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,49%. 
    Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street
en légère hausse, d'environ 0,10% pour le Dow, le S&P et le Nasdaq
.
    Les échanges boursiers sont toutefois limités à la veille des fêtes de Noël
et les marchés attendent une volée d'indicateurs américains dans l'après-midi,
dont le PIB du troisième trimestre en version définitive.   
    "La plupart des investisseurs ont fermé leurs livres pour l'année. Il n'y a
pas beaucoup de volume et les indices sont pour la plupart dans une zone neutre
pour le moment", commente Jean-Louis Cussac (Perceval Finance).
    En France, l'Insee a confirmé mardi une hausse de 0,3% du PIB au troisième
trimestre, après un recul de 0,1% au trimestre précédent. 
    La consommation des ménages en biens est également ressortie en hausse, de
0,4% en novembre. 
    En Grande-Bretagne, la croissance annuelle a en revanche été revue en baisse
à 2,6% au troisième trimestre, soit 0,4 point de moins que l'estimation
précédente, en raison du recul de l'investissement des entreprises et de
l'Etat. 
    En outre, le pays a enregistré un déficit courant de 27 milliards de livres
au troisième trimestre, soit l'équivalent de 6,0% du PIB. 
    Sur le plan politique, le risque d'une nouvelle période d'instabilité en
Grèce pèse sur les marchés. Vers 12h00 GMT, la Bourse d'Athènes perd
1,67%, après avoir abandonné jusqu'à 2,50% en séance. Le candidat de la
coalition gouvernementale grecque, l'ancien commissaire européen Stavros Dimas,
n'a pas pu être élu mardi, au deuxième tour de la présidentielle au parlement
grec, recueillant seulement 160 voix au lieu de 200 requises. 
    "L'instabilité guette la Grèce et par extension la zone euro", commente
Connor Campbell (Spreadex).
    Au plan sectoriel, sur le Stoxx 600, tous les indices sont dans
le vert, à l'exception de celui de l'immobilier et des
télécommunications, en léger repli de respectivement 0,15% et 0,06%.
L'indice de la construction tire le marché avec un gain de 1,07%.  
    Les valeurs bancaires souffrent de l'incertitude politique en Grèce.
National Bank, Bank of Piraeus, Alpha Bank 
abandonnent chacune près de 5% pour figurer parmi les plus fortes baisses de
l'indice paneuropéen. 
    A Paris, Technip, Solvay et Carrefour forment
le tiercé gagnant avec un gain compris entre 1,49 et 1,80%. Unibail Rodamco
, Alcatel-Lucent et Airbus Group 
sont les seuls titres en perte sur l'indice vedette parisien vers 11h50 GMT. 
    Thales est en tête du CAC 40 après avoir annoncé mardi la nomination à venir
d'un tandem constitué de l'ex-patron d'EDF Henri Proglio comme
président non exécutif et de l'actuel numéro deux de Thales Patrice Caine comme
directeur général, pour succéder au PDG Jean-Bernard Lévy 
    Alstom gagne 0,53%. Le groupe a plaidé coupable aux Etat-Unis dans
un dossier de corruption et versera une amende de 772 millions de dollars (630
millions d'euros) dans le cadre d'un règlement négocié avec le département
américain de la Justice. 
    A Amsterdam, Nutreco chute de près de 5% après l'annonce de
l'abandon de l'OPA de Cargill sur le spécialiste de la nutrition
animale. 
    L'euro, à un plus bas de deux ans et demi face au billet vert, est
stable (-0,06%) à 1,2222 dollar.
    Le Brent de mer du Nord regagne du terrain (+0,96%) à 60,69 dollars
au lendemain de sa forte chute. Les pays arabes membres de l'OPEP s'attendent à
un rebond des prix entre 70 et 80 dollars le baril à la fin de l'année prochaine
avec le regain de la demande lié à l'accélération de l'économie mondiale
 
    
    * Tableau des principaux marchés mondiaux : 

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)