December 23, 2014 / 9:58 AM / 3 years ago

BOURSE-Retour brutal à la réalité pour CGG,abandonné par Technip

4 MINUTES DE LECTURE

PARIS, 23 décembre (Reuters) - L'action CGG figure mardi matin parmi les plus fortes baisses du SBF 120, la réalité boursière du secteur parapétrolier, plombé par la chute des cours du pétrole, rattrapant le spécialiste français des services et équipements géophysiques après l'abandon du projet d'OPA de Technip.

Bénéficiant des plans de Technip, le titre CGG a pris pratiquement 6% entre le 20 novembre et le 12 décembre au soir pendant que le secteur parapétrolier européen chutait de 24% avec le recul des cours du brut (-21% pour le baril de Brent).

Mais depuis que Technip a annoncé le dimanche 14 décembre renoncer à faire une offre sur CGG, l'action de ce dernier chute de 28%, contre un rebond de 6% pour le secteur.

A 10h41, le titre CGG perd 4,44% à 4,969 euros, contre un gain de 0,2% pour le SBF 120 et de 0,85% pour l'indice Thomson Reuters du secteur parapétrolier.

Graphique de l'action CGG comparée au secteur et au pétrole :

bit.ly/1wZ8AR0

"Maintenant que la période d'excitation d'une offre potentielle de Technip s'est calmée, on se souvient que sous cette situation spéciale il y a une entreprise avec des fondamentaux opérationnels, et selon nous, la situation opérationnelle continue d'être difficile", commentait en fin de semaine dernière Barclays dans une note.

CGG a bien assuré, par la voix de son directeur général Jean-Georges Malcor, qu'il sortirait par ses propres moyens du bas de cycle qu'il traverse avec la chute des cours du pétrole. Cette montée au créneau dans un entretien au Figaro n'a toutefois pas réussi à rassurer les investisseurs.

"Perspectives limitées"

"C'est un retour à la réalité pour l'action (...) Et la réalité de la société c'est une chute des cours du pétrole qui remet en cause plusieurs projets dans le secteur pétrolier", ajoute un vendeur actions en poste à Paris.

Pour Oddo Securities, si CGG a retrouvé sa liberté, le ciel en revanche s'assombrit au-dessus de la tête du groupe.

"Les perspectives à court terme restent limitées. Les volumes demeureront faibles en 2015 avec des prix probablement encore sous pression", soulignait l'intermédiaire le 16 décembre dans un mémo.

De même, Société générale pointait dans une note publiée lundi les incertitudes entourant l'avenir du groupe.

"Avec un baril de pétrole à 60 dollars, les investissements en exploration pourraient être réduits de plus de 20% en 2015. Les deux effets directs sont les suivants : 1) les quelque 3,5 milliards de dollars d'actifs incorporels au bilan pourraient être en partie dépréciés ; et 2) le chiffre d'affaires 2015 pourrait s'inscrire en baisse de 15%", prévenait SocGen.

Illustrant les incertitudes et les doutes des investisseurs, le niveau de ventes à découvert - titres qu'un investisseur ne détient pas encore mais dont il anticipe la baisse - est reparti à la hausse depuis le retrait de Technip.

Selon des données Markit, le niveau de ventes à découvert est ainsi remonté à 8,3% du nombre total des titres CGG en circulation, contre près de 6% juste avant l'abandon de Technip et près de 15% en septembre.

A titre de comparaison, ce niveau est en moyenne de 3,2% pour le CAC 40. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez)

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