CORR-LEAD 1-France-Ententes dans les produits d'entretien,951 mlns d'amende

jeudi 18 décembre 2014 18h28
 

(Corrige le fait que 13 et non 12 fabricants sont concernés, cours actualisés en clôture)

* L'Autorité de la concurrence sanctionne deux ententes, entre 2003 et 2006

* 13 fabricants de produits d'entretien et d'hygiène concernés

* L'Oréal, le plus lourdement sanctionné, et Unilever feront appel

PARIS, 18 décembre (Reuters) - L'Autorité de la concurrence a infligé jeudi pour 951,1 millions d'euros d'amendes au total à 13 fabricants de produits d'hygiène et d'entretien, parmi lesquels L'Oréal, Unilever, Henkel ou encore Reckitt Bensicker, pour avoir coordonné leur politique commerciale auprès de la grande distribution et s'être concertés sur les hausses de prix en France entre 2003 et 2006.

Ces deux ententes, l'une sur le marché des produits d'hygiène, l'autre sur celui des produits d'entretien, sont sanctionnées par des amendes d'un total de 605,9 millions d'euros et 345,2 millions d'euros respectivement, et sont parmi les plus importantes prononcées à ce jour par l'Autorité de la concurrence.

"Les ententes sanctionnées sont d'une particulière gravité, eu égard non seulement à leur caractère secret mais aussi à leur nature même : elles permettaient à des entreprises concurrentes de se coordonner sur les principaux paramètres de la négociation commerciale et en particulier sur les évolutions tarifaires", explique notamment l'Autorité dans un communiqué.

Elle "a aussi relevé que ces ententes avaient causé un dommage à l'économie, compte tenu notamment de leur ampleur nationale, des caractéristiques des marchés en cause, comptant un petit nombre d'acteurs offrant des produits parfois 'incontournables'et des effets qu'elles ont engendrés in fine sur les consommateurs".

L'Oréal, qui écope de la sanction la plus lourde - 189,494 millions d'euros -, a fait savoir qu'il réfutait toute accusation d'entente avec ses concurrents et ferait appel de cette décision, regrettant notamment "que l'Autorité de la Concurrence n'ait pas tenu compte du caractère hautement concurrentiel du marché français des produits d'hygiène (...)".   Suite...