December 18, 2014 / 9:39 AM / 3 years ago

Kuroda aurait encore plus les mains libres à la BoJ en 2015

3 MINUTES DE LECTURE

par Leika Kihara

TOKYO, 18 décembre (Reuters) - Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui veut donner un nouvel élan à sa politique de relance après sa victoire aux élections législatives, aura l'occasion en 2015 de conforter une politique monétaire ultra accommodante avec le remplacement prévu de deux des neuf membres du conseil de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ).

Cette politique d'assouplissement quantitatif et qualitatif (QQE) qui se traduit par l'injection de près de 70 milliards d'euros de liquidités dans l'économie tous les mois est loin de faire l'unanimité, y compris au sein de la BoJ.

Les nouvelles mesures d'assouplissement monétaire annoncées le 31 octobre par le gouverneur Haruhiko Kuroda, qui avaient surpris les marchés par leur ampleur, n'ont été approuvées que par cinq voix contre quatre par le conseil de politique monétaire.

Les minutes des discussions du conseil des 30 et 31 octobre, rendues publiques le 25 novembre, avaient fait apparaître des divergences entre les membres du conseil compromettant une stimulation supplémentaire l'année prochaine pourtant jugée nécessaire par de nombreux analystes pour que l'objectif de porter l'inflation à 2% en rythme annuel puisse être atteint.

Le mandat de cinq ans de deux des membres du conseil de politique monétaire, dont l'un s'était opposé aux mesures adoptées en octobre, arrive à échéance en 2015.

"Abe choisira probablement des gens proches des vues reflationnistes de Kuroda. Quelles que soient les personnes choisies, l'orientation de la politique de la BoJ sera assez conforme à ce que veut Kuroda", a dit Takushi Yamaguchi, économiste chez Morgan Stanley MUFG.

Le mandat de Ryuzo Miyao, un ancien universitaire âgé de 50 ans, favorable à une politique accommodante, et qui avait voté en faveur des mesures annoncées fin octobre, arrive à échéance en mars.

Plus important encore, celui de Yoshihisa Morimoto, qui s'était opposé aux nouvelles mesures, se termine en juin.

Cet ancien cadre dirigeant de l'énergéticien Tepco, âgé de 70 ans, avait approuvé avec réticence le passage au QQE en avril dernier, ne cachant pas ses doutes depuis.

Sa principale inquiétude est qu'en achetant toujours plus d'obligations d'Etat, la BoJ ne finance en fait qu'une fuite en avant.

Un conseil plus favorable facilitera la tâche de Kuroda alors que plusieurs de ses membres se sont publiquement interrogés sur la faisabilité du QQE. Abe et Kuroda ont de leur côté insisté sur les progrès réalisés pour relancer l'économie japonaise et mettre un terme à près de deux décennies de déflation rampante. (Marc Joanny pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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